Invité international

C. Urjewicz: en Géorgie, le «réel mécontentement d’une population fatiguée»

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Des manifestants affrontent des policiers anti-émeute devant le Parlement lors d'un rassemblement contre la visite d'un législateur russe à Tbilissi, en Géorgie, le 21 juin 2019.
Des manifestants affrontent des policiers anti-émeute devant le Parlement lors d'un rassemblement contre la visite d'un législateur russe à Tbilissi, en Géorgie, le 21 juin 2019. REUTERS / Irakli Gedenidze

En Géorgie, plusieurs milliers de personnes ont encore manifesté hier vendredi 21 juin à Tbilissi, pour le deuxième jour consécutif. Elles demandent désormais le départ des autorités en place et l'organisation de législatives anticipées. Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la prise de parole d'un député russe à l'Assemblée nationale géorgienne jeudi soir. Immédiatement, 10 000 manifestants se sont retrouvés devant le Parlement, ce qui a provoqué hier la démission de son président. Ces manifestations sont-elles spontanées ou sont-elles téléguidées par l'opposition proche de l'ancien président Mikhaïl Saakachvili ? Pourquoi une telle effervescence ? Charles Urjewicz, professeur émérite d'histoire de la Russie et du Caucase à l'Inalco, l'Institut national des langues orientales est l’Invité de la mi-journée de RFI.