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Istanbul: «L’opposition a gagné la solidarité d’un nombre croissant d’électeurs»

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Le candidat du CHP Ekrem Imamoglu après sa victoire à l'élection municipale d'Istanbul, le 23 juin 2019.
Le candidat du CHP Ekrem Imamoglu après sa victoire à l'élection municipale d'Istanbul, le 23 juin 2019. REUTERS/Huseyin Aldemir

L'opposition a infligé dimanche un cinglant camouflet au président turc en remportant une nouvelle fois la mairie d'Istanbul, détruisant son aura d'invincibilité et portant la voix des électeurs mécontents de sa politique. Un scrutin qui fait suite à une première élection qui s'est tenue en mars, mais qui avait été invalidée après des recours du parti islamo-conservateur du président, arguant d'« irrégularités massives ». Quelles conséquences peut avoir cette défaite pour le parti au pouvoir et à quoi faut-il s'attendre désormais ? Éléments de réponse avec Élise Massicard, chercheure au CNRS et à Sciences Po, spécialiste de la sociologie politique de la Turquie contemporaine.

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« La situation économique a aussi joué puisqu’elle est très mauvaise en Turquie en ce moment, avec une inflation qui est de l’ordre de 20%, un chômage important et une dévaluation de la monnaie qui est également très importante. »

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