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Revue de presse Afrique

A la Une: le nouveau gouvernement en RDC

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Le président Félix Tshisekedi (d) et le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Le président Félix Tshisekedi (d) et le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. © Présidence de la République démocratique du Congo

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« Enfin là ! », s’exclame Le Phare à Kinshasa. « Après huit mois d’attente et un accouchement dans la douleur, au bout de 48 heures de suspense, la composition du tout premier gouvernement du Premier ministre Ilunga a finalement été rendue publique hier aux petites heures de la matinée. On croit savoir, poursuit Le Phare, que le dernier verrou, à savoir la non représentativité de trois provinces (Kinshasa, Mongala et Tanganyika) et des personnes avec handicap, a sauté après une ultime rencontre entre le nouveau Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila. »

Alors, maintenant, « au travail ! », lance Le Potentiel, toujours à Kinshasa. « Les défis à relever sont nombreux. Il faut notamment s’armer afin de lutter pour l’amélioration des conditions de vie des Congolais. Il s’agit aussi de combattre la corruption et l’impunité qui gangrènent le pays ainsi que l’insécurité qui le ravage depuis plus de deux décennies tant dans l’Est qu’au Centre. Sans oublier d’assurer l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base dans les écoles publiques sur toute l’étendue du territoire national. » Et « on espère, poursuit Le Potentiel, qu’après avoir vidé tout ce qui pouvait entraver le fonctionnement du gouvernement et procéder à un choix judicieux, les ministres, anciens comme néophytes, seront vraiment au service du peuple. »

Une grande majorité de nouveaux-venus…

Dans le détail, précise Cas-Info, « pour se mettre au travail, Sylvestre Ilunga présente une équipe équilibrée. Avec, surtout, et c’est la grande surprise, quelques visages assez peu connus. Si le Front commun pour le Congo (le FCC), majoritaire au Parlement, se taille la part du lion avec 42 postes sur les 65 possibles, la formation de Joseph Kabila laisse sur la touche ses nombreux éléphants. (…) Des choix politiques mais aussi de la place pour les technocrates. Concernant notamment les finances pour lesquelles la coalition FCC-CACH fait appel à José Sélé. Proche de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, l’actuel Directeur général des Impôts aura la lourde tâche de remettre de l’ordre dans les finances publiques en alerte rouge. Idem pour les mines, l’autre secteur très convoité qui sera dirigé par Willy Kitobo, professeur de chimie à l’Université de Lubumbashi. Il avait déjà été ministre provincial des mines dans la province du Katanga. »

… mais très encadrés et surveillés par Kabila

Attention toutefois, ça n’est pas le grand chambardement, relève pour sa part Afrikarabia. « D’apparence, ce nouveau gouvernement donne l’image d’un réel changement à la tête de l’exécutif. Des piliers du kabilisme ont été écartés, de nouvelles têtes sont arrivées, dont des ministres issus de l’opposition… On pourrait croire que l’alternance politique est sur la bonne voie en RDC. Mais en fait, relève donc le site spécialisé sur la RDC, Joseph Kabila reste le grand manœuvrier de l’architecture gouvernementale. (…) Les nouveaux ministres seront très encadrés, et Joseph Kabila pas très loin. Les ministères régaliens gérés par CACH seront doublonnés. Les Affaires étrangères, ou l’Intérieur seront chaperonnés par des vice-ministres FCC, eux-mêmes sous surveillance de leur 'autorité morale', Joseph Kabila. L’inverse sera aussi vrai pour les ministères gérés par le FCC, mais le rapport de force avec de nombreux ministres novices et sans poids politique risque de pencher lourdement en faveur de la coalition pro-Kabila. Si on rajoute une Assemblée nationale et un Sénat majoritairement dans les mains du FCC… autant dire que les décisions gouvernementales seront sous contrôle. »

« Dans ces conditions, où est le changement tant espéré ? », s’interroge Le Pays au Burkina. « Question à un sou. Sans aucun doute, le véritable changement pourra toujours attendre. Car, non seulement le successeur de Kabila est tenu en laisse par son prédécesseur, mais aussi il est visiblement déjà à l’étroit dans ses habits de nouveau président, avec une marge de manœuvre réduite au strict minimum. »

Très chers ministres…

Enfin cette précision, apportée par le site d’information congolais Actualités CD : « Selon une circulaire du ministre du Budget, les indemnités d’entrée en fonction pour les membres du nouveau gouvernement sont évaluées à 5 millions de dollars, affirme Actualités CD. Avec 66 ministres, le Trésor public va dépenser en termes de fonctionnement et de rémunération environ 737 millions de dollars par an, soit 12% du budget national. »

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