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Revue de presse française

À la Une: les discours des chefs d'État à la tribune de l'ONU

Audio 06:08
Le président français Emmanuel Macron prend la parole devant la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 24 septembre 2019.
Le président français Emmanuel Macron prend la parole devant la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 24 septembre 2019. REUTERS / Brendan Mcdermid

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À commencer par celui de Donald Trump, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies. Le président américain « fustige l'internationalisme », écrit Le Figaro. Après son « Make America Great Again », il a déclaré devant ses homologues : « L'avenir appartient aux patriotes ». Un discours prononcé « d'un ton monocorde, lu sur un prompteur pendant 40 minutes », explique le journal. « Comme un écolier blasé fait sa récitation, loin de l'attitude de président entertainer qu'il offre dans ses meetings », ajoute Libération.

Sur le dossier iranien, Donald Trump appelle à l'union de tous les pays pour contraindre Téhéran à changer de comportement. « Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l'Iran », tout en laissant entrevoir une volonté d'apaisement, assure Libé. « L'Amérique n'a jamais cru en des ennemis permanents. »

Quelques minutes plus tard, c'est Emmanuel Macron qui s'est exprimé à cette même tribune. Le Parisien raconte les coulisses du discours du président français. Un texte retricoté jusqu'à la dernière minute pour s'adapter aux derniers échanges. « Il faut avoir le courage de faire la paix », a dit Emmanuel Macron.

Autre sujet de la semaine à l'ONU, le climat

Les journaux français en parlent ce matin. Avec un visage en une de Libération : celui de Greta Thunberg. Alors que les critiques fusent après le discours de la jeune Suédoise lundi devant l'ONU. « Elle a l'art de faire sortir les réacs de leur trou comme des souris attirées par un morceau de fromage », estime Libé.

Jugée trop jeune, manipulée, culpabilisatrice et n'apportant pas de solutions. Le journal démonte dans son dossier de Une, les principaux arguments qui sont répétés en boucle contre la jeune femme. « Si le secrétaire général de l’ONU l’a invitée à New York, ce n’est pas pour apporter des réponses déjà largement connues à la crise environnementale, mais pour sa capacité sans pareil à mobiliser les populations. »

« C'est le lot de ceux qui se sont positionnés en vigies. On les admire ou ils exaspèrent », juge pour sa part L'Est républicain. Libération explique par exemple qu'Emmanuel Macron, qui revendique un leadership planétaire sur le climat, a assez mal pris d'apprendre que la France était visée par une plainte devant le comité des droits de l'enfant, déposé par Greta Thunberg et plusieurs autres jeunes. « C'est un fait, la France ne respecte pas les objectifs de réduction des émissions qu'elle a elle-même fixés. Si les mesures qu'on prend chez soi sont insuffisantes, on est moins bien placé pour faire la leçon aux autres. »

Les Échos relèvent de leur côté « la faillite des États » dans la lutte en faveur du climat. « Les engagements pris lundi sont très décevants », explique le quotidien économique. Quelque « 66 pays se sont engagés à une neutralité carbone en 2050, 66 pays qui représentent moins de 7% des émissions de gaz à effet de serre. Une réunion à laquelle les plus gros pollueurs, États-Unis, Chine et Inde étaient absents. »

Le tout, alors que sort aujourd'hui un nouveau rapport du Giec sur les océans, les pôles et les glaciers. C'est à lire dans Le Figaro. Il faut s'attendre à voir la banquise arctique disparaître chaque été. En 2050, plus d'un milliard de personnes, qui vivent près des côtes pourraient être vulnérables à la montée des océans. Pour limiter le réchauffement, il faut tripler les ambitions des pays. Le constat est sombre.

C'est pourquoi La Croix se demande : « La démocratie est-elle armée pour l'urgence climatique ? » Le quotidien donne la parole à un politologue qui explique que « la démocratie électorale n'est pas très bonne pour les défis du long terme ». Alors, en France, faut-il par exemple un état d'urgence sur l'écologie ? « Un philosophe souligne de son côté qu'il est impératif d'avoir "l’adhésion de la population" ».

« Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’une augmentation du prix des énergies carbone, mais la crise des "gilets jaunes" a montré les conséquences d’une mesure socialement mal ajustée », nous dit le journal.

Et si l'une de solutions venait des citoyens ? En tout cas, la générosité des Français devient verte, c'est Le Parisien qui nous le dit ce matin. +4% par rapport à l'an dernier pour les dons aux associations qui défendent les animaux, +6% pour la protection de l'environnement. Des Français qui sont globalement moins généreux, mais plus qui donnent davantage des causes vertes. C'est la prise de conscience d'un réchauffement climatique qui s'accélère d'après un responsable de Greenpeace.

Et puis à la une ce matin, il y a également ce camouflet pour Boris Johnson

« Boris Johnson renvoyé dans les cordes », écrit Le Figaro. Hier la Cour suprême a jugé illégale la suspension du Parlement voulue par le Premier ministre. « Le coup est rude. La Cour suprême désavoue Boris Johnson tout en érodant sa crédibilité », c’est à la fois sa stratégie et son style de gouvernement qui sont recalés. « Le Premier ministre voulait charger à la hussarde, prêt à emporter le Brexit avec le tranchant du sabre sans se soucier de la casse. Il avait choisi la confrontation, l’épreuve de force. C’est aussi cette manière d’être qui reçoit aujourd’hui un coup d’arrêt. »

Mais ce n'est pas seulement un désaveu pour Les Échos. « Cette décision ouvre aussi la porte à une nouvelle guérilla parlementaire pour barrer la route à un Brexit sans accord fin octobre. » Le quotidien économique dresse trois scénarios possibles. Un vote de défiance pour faire tomber le gouvernement, une nouvelle suspension du Parlement pour quelques jours seulement, où la démission de Boris Johnson, mais le Premier ministre n'a exprimé aucune intention de quitter son poste.

La Croix plaide de son côté pour « un retour aux urnes ». « Mal emmanché par des responsables proches de l’amateurisme ou de l’inconscience, le Brexit a provoqué une déflagration qui n’en finit pas de secouer les institutions du royaume. La logique démocratique invite à redemander aux électeurs quel destin ils souhaitent pour leur pays. »

En tout cas, la journée s'annonce d'ores et déjà houleuse à Londres. Boris Johnson a écourté son voyage à New York pour rentrer dans la capitale britannique. Le Parlement doit reprendre ses débats aujourd'hui. Avec un possible vote de défiance à l'égard du gouvernement. « The show must go on », titre Libé. Reste à savoir si Boris Johnson sera le prochain à mordre la poussière.

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