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Chronique des matières premières

Le cuivre otage de la guerre commerciale sino-américaine

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La tonne de cuivre vaut actuellement 5 700 dollars alors qu'elle valait 7200 dollars la tonne au début de la guerre commerciale sino-américaine.
La tonne de cuivre vaut actuellement 5 700 dollars alors qu'elle valait 7200 dollars la tonne au début de la guerre commerciale sino-américaine. REUTERS/Moritz Hager

C'est le métal considéré comme le baromètre de l'économie mondiale. Le cuivre a vu son prix chuter de 20 % depuis le déclenchement de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, il y a seize mois.

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Les cours du cuivre stagnent après avoir continuellement chuté depuis juin 2018, le début des hostilités commerciales entre la Chine et les États-Unis. À l'époque la tonne de cuivre valait plus de 7 200 dollars, elle en vaut moins de 5 700 dollars aujourd'hui.

La reprise de l'activité en Chine après les festivités nationales n'a pas réveillé les cours cette semaine. On attend peu de résultats de la nouvelle réunion de négociation jeudi entre ministres chinois et américains à Washington, alors que la Maison Blanche vient de sanctionner de nouvelles sociétés chinoises.

Demande de cuivre en légère baisse en 2019

Et ce ne sont pas les déclarations de la nouvelle directrice du Fonds monétaire international qui vont redonner le moral aux opérateurs. Kristalina Georgieva juge que les tensions commerciales ont déjà « laissé des traces dans l'économie mondiale », qui « connaît désormais un ralentissement synchronisé », a-t-elle déclaré. « Le PIB mondial pourrait être amputé de 0,8 % et non plus seulement de 0,5 % », a-t-elle prédit ce mardi.

Or le cuivre est surnommé « Docteur Cuivre », il donne plus que tout autre métal la température de l'économie mondiale, parce qu'il est le métal de la construction, de l'automobile et des équipements électroménagers. De fait la demande mondiale de cuivre est atone hors de Chine et elle devrait même baisser de 0,2 % d'ici la fin de l'année selon Citigroup, qui anticipe moins de ventes de voitures et moins de dépenses dans les réseaux électriques.

Pénurie dans cinq ou six ans ?

La production de cuivre a déjà chuté en 2019, la teneur en cuivre des minerais diminuant. Pourtant les prix ne rebondissent pas et actuellement, ils ne sont pas assez élevés pour encourager de nouvelles découvertes minières.

Or la transition énergétique réclamera plus de cuivre, trois tonnes rien que dans une éolienne, sans parler des batteries, des connexions et des moteurs des véhicules électriques. Mais les marchés, aveuglés par la guerre commerciale sino-américaine, ne voient plus l'horizon à moyen terme de l'offre et de la demande de cuivre.

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