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Reportage Afrique

Gambie: des arbres comme rempart face au recul du littoral

Audio 02:10
La bande littorale gambienne n'est pas assez protégée par la montée des eaux.
La bande littorale gambienne n'est pas assez protégée par la montée des eaux. Getty Images/Frans Sellies

La Gambie est menacée par la montée des eaux. Dans 70 ans, si le niveau de la mer gagne un mètre, 9 % de la Gambie sera submergée. À cela s’ajoute l’érosion de la côte qui favorise la progression de l’océan sur les terres. Malgré ces risques bien connus, la bande littorale n’est pas suffisamment protégée. Plusieurs associations gambiennes plantent des arbres pour limiter l’érosion.

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La forêt de Bijilo, poumon vert de 50 hectares, sépare l’espace urbain de l’océan. Omar Sambou, militant écologiste au sein de l’organisation Green Up Gambia appelle cet espace un écotone. « Ça sert de barrière protectrice entre les deux écosystèmes et ça nous protège de l’érosion », dit-il.

La forêt abrite 200 espèces d’oiseaux et plusieurs espèces de singes qui sont un peu déboussolées, assure Omar Sambou. « La partie la plus importante du parc a été détruite. C’est là où les singes trouvaient leur nourriture et habitaient. Cette zone a été rasée par le gouvernement pour construire un hôtel 5 étoiles et un centre de conférences. »

Marée montante et érosion significatives

Plus de sept hectares ont été détruits pour construire un centre de conférences international qui sera inauguré dans quelques jours. La plage à marée haute se montre. À droite, le centre de conférences protégé par un mur en béton qui retient la progression du sable. En face, l’hôtel Sénégambia protégé par une digue qui plonge dans l’eau.

« L’hôtel Sénégambia est menacé, alerte Omar Sambou, car la montée du niveau de la mer et l’érosion sont significatives dans cette zone. Quand la marée est haute, une partie de l’hôtel est plus ou moins sous le niveau de la mer. Donc vous voyez bien que si vous coupez les arbres qui sont ici, l’eau va pouvoir pénétrer plus loin dans les terres. »

Des digues insuffisantes

Les digues ne sont pas la solution, prévient l’organisation Green Up. Elles ne font que repousser le problème ailleurs. Il faut replanter des arbres, milite Omar Sambou. « Nous avons planté plus d’un demi-million d’arbres et on espère dépasser le million d’ici la fin de l’année prochaine. La plupart des arbres sont ne sont pas plantés par notre organisation, mais par les communautés. Les jeunes militants, les responsables de communautés, les gens en général ont compris l’utilité de notre combat et prennent les choses en main ».

Le combat de Green Up Gambia et de la société civile a permis de sauver plus d’un hectare de forêt. La surface était destinée à un hôtel 5 étoiles. Malheureusement les arbres ont été rasés. Mais la replantation est déjà en cours.

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