Nigeria: plus de 1800 détenus s'échappent après l'attaque d'une prison

L'évasion a eu lieu à la prison d’État d’Owerri, dans l’État d’Imo (illustration).
L'évasion a eu lieu à la prison d’État d’Owerri, dans l’État d’Imo (illustration). Alex Potemkin/Getty images

Plus de 1 800 prisonniers se sont échappés d’une prison du sud-est du Nigeria dans la nuit de dimanche à lundi, après un assaut mené par des hommes armés. L'attaque n’a pas été revendiquée, mais les soupçons se tournent vers l’Ipob, le groupe indépendantiste du Biafra, implanté dans la région d’Imo, où a eu lieu cette attaque.

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Le chef de la police nigériane a indiqué ce soir que « selon les premiers éléments de l’enquête », les assaillants « venus en nombre, avec des armes sophistiquées », seraient bien « des membres de l’Ipob [the Indigenous People of Biafra, le mouvement indépendantiste du Biafra ndlr] ».

Un peu plus tôt, le président Muhammadu Buhari avait dénoncé « un acte de terrorisme » et attribué cette attaque à des « anarchistes » et des « criminels », sans plus de précisions.

Les autorités pénitentiaires ont quant à elle confirmé l’évasion de plus de 1 800 détenus de la prison d’État d’Owerri, dans l’État d’Imo, et détaillé le déroulé de cette attaque. Vers 2h du matin, les hommes armés sont arrivés en nombre, à bord de pick-up et ont utilisé des explosifs pour entrer dans la prison, où ils ont attaqué le personnel de sécurité présent. De violents échanges de tirs ont eu lieu selon le communiqué. Ces « hommes armés » s’en sont également pris au quartier général de la police d’Owerri, où ils ont été repoussés avant d’avoir pu atteindre l’armurerie.

Cette après midi, le porte-parole du mouvement de l’Ipob a démenti être à l’origine de ces attaques. Mais le groupe indépendantiste a publié récemment des vidéos d’entraînement d’une nouvelle milice baptisée « Réseau sécuritaire de l’Est ». Ses membres sont désormais dans le viseur des autorités.

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