Présidentielle 2022 en France: LR s'en remet à ses adhérents pour désigner son candidat

Le siège du parti Les Républicains dans le XVe arrondissement de Paris.
Le siège du parti Les Républicains dans le XVe arrondissement de Paris. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Les Républicains désigneront leur candidat à la présidentielle par un vote de leurs seuls adhérents, a annoncé ce samedi 25 septembre le président du parti Christian Jacob, ouvrant la voie à une désignation du candidat de la droite le 4 décembre.

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Exit la primaire. Appelés à se prononcer par voie électronique sur le mode de désignation de leur candidat à la prochaine présidentielle, les adhérents du parti Les Républicains (LR) ont opté à 58% pour un congrès à deux tours. Le taux de participation a atteint 50,28% des voix. « C'est une bonne nouvelle, ça permet le 4 décembre que le débat soit clos » et que la droite soit « rassemblée derrière un candidat d’union », s'est félicité le président du parti Christian Jacob.

Le vote portait sur une modification des statuts, qui depuis 2015 prévoyaient une primaire. Mais l'expérience a laissé un goût amer en 2016, éliminant Nicolas Sarkozy dès le premier tour et exacerbant les tensions jusqu'à l'échec de François Fillon à la présidentielle. Samedi, les Républicains ont choisi de réserver le vote aux seuls adhérents de LR « à jour de cotisation 15 jours avant le scrutin ». Ce choix était attendu, compte-tenu des réticences pour la primaire affichées par les militants dans la vaste enquête publiée mercredi par le parti. 

Cette option ouvre la porte à une participation de Xavier Bertrand, en tête des sondages sans écraser le match, et qui serait « prêt à se soumettre » à un congrès même s'il refuse une primaire, selon Christian Jacob.

Ce congrès sera mis sur pied sous la houlette d'un comité d'organisation comprenant « un représentant de chacun des candidats ». Les candidats devront formuler leur volonté de se lancer par écrit, a précisé Christian Jacob.

Pour l'instant sont déclarés Valérie Pécresse (ex-LR) et Michel Barnier, partisans d'une primaire ouverte, ainsi qu'Eric Ciotti et Philippe Juvin. Les candidats devront se reconnaître « dans les valeurs de la droite et du centre », et avoir recueilli « au moins 250 parrainages d’élus » soutenus par LR. Une instance de contrôle sera créée pour vérifier « la recevabilité des candidatures » au regard notamment « de leur compatibilité » à ces valeurs.

Autre innovation, le parti va se doter d'une « procédure d’empêchement » pour pouvoir débrancher le candidat s'il « ne peut, pour quelque raison que ce soit », rester dans la course. Objectif : éviter un fiasco similaire à celui de François Fillon en 2017.

(Avec AFP)

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