Cyclisme: le Français Julian Alaphilippe conserve son titre de champion du monde

Le Français Julian Alaphilippe célèbrant son deuxième titre de champion du monde de cyclisme sur route, acquis dimanche 26 septembre à Louvain, en Belgique.
Le Français Julian Alaphilippe célèbrant son deuxième titre de champion du monde de cyclisme sur route, acquis dimanche 26 septembre à Louvain, en Belgique. AP - Olivier Matthys

Sacré champion du monde 2020 à Imola en Italie, Julian Alaphilippe garde sa couronne. Le Français s'est adjugé son deuxième titre de champion du monde consécutif de cyclisme sur route, dimanche 26 septembre en Belgique, entre Anvers et Louvain. Son attaque à 17 kilomètres de l'arrivée a été décisive. Il est le premier coureur français à enchaîner deux sacres.

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Il se savait attendu et surveillé après son exploit majeur réalisé l'an dernier en Italie. Champion du monde en titre, Julian Alaphilippe débarquait en Belgique avec l'étiquette de l'homme à battre. Le Français devait, en plus, composer avec un prétendant coriace au sacre : Wout van Aert, très en forme et soutenu par un public acquis à sa cause. Mais « Alaf », fort de son statut, n'avait pas l'intention de laisser au Belge ou à un autre son titre. Et peu importe ses dernières sorties quelque peu incertaines. « On ne va pas se contenter de faire une course d'attente. (...) Je me sens vraiment de mieux en mieux, je sais que je serai là, j'ai travaillé dur pour être là », avait-il prévenu.

Julian Alaphilippe n'a pas manqué à sa parole. Le Tricolore de 29 ans a défié l'adversité belge et lui a infligé une défaite cinglante sur ce long parcours de 268,3 kilomètres, entre Anvers et Louvain. En terre flandrienne, le champion du monde, bien soutenu par ses coéquipiers français, a englouti tout le monde. Une première attaque des Français, à 178 kilomètres de l'arrivée, a fait mal à tout le monde. Une nouvelle offensive signée Alaphilippe, à 58 kilomètres de l'arrivée, a dynamité le peloton. Van Aert, mais aussi le Slovène Tadej Pogacar, double vainqueur du Tour de France, n'ont pas tenu.

« Jamais deux sans trois ! »

Et finalement, à 17 kilomètres de l'arrivée, une dernière attaque de Julian Alaphilippe a réglé le sort de la course. En solitaire, le coureur de Deceuninck-Quick Step a franchi la ligne d'arrivée en 5 heures 56 minutes et 34 secondes, avec 32 secondes d'avance sur le Néerlandais Dylan van Baarle et le Danois Michael Valgren. « Je suis arrivé ici vraiment détendu, avec beaucoup de motivation et une certaine forme de relâchement, l'envie de bien faire. (...) Les jambes étaient bonnes, j'avais bien travaillé ces dernières semaines », a confié le vainqueur à France Télévisions, quelques minutes après son arrivée.

Julian Alaphilippe a aussi tenu à « remercier » les supporters belges qui, le voyant s'envoler dans les derniers kilomètres alors que Wout van Aert était décroché (il s'est finalement classé 11e, à 1'18 du vainqueur), avaient « des mots pas très sympas » à son égard. « Ça m'a vraiment donné envie d'appuyer encore plus fort », a-t-il souri, avant de monter sur le podium et de revêtir le maillot arc-en-ciel. Premier Français double titre de champion du monde de la course en ligne, « Alaf » peut-il rejoindre le Slovaque Peter Sagan, seul homme triple champion du monde (2015, 2016, 2017) ? Réponse dans un an, en Australie. « Jamais deux sans trois, on ne sait jamais ! », a-t-il glissé.

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