Assaut du Capitole: Steve Bannon, proche de Donald Trump, inculpé d'«outrage au Congrès»

L'ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, refuse de témoigner devant le Congrès sur l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021.
L'ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, refuse de témoigner devant le Congrès sur l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021. © STEPHANIE KEITH GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Aux États-Unis, le ministère de la Justice annonce l’inculpation de Steve Bannon par un grand jury fédéral pour outrage au Congrès. L’ancien conseiller de Donald Trump refuse de témoigner et de transmettre des documents à la commission parlementaire spéciale sur l’attaque du Capitole.

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Avec notre correspondant à Miami, David Thomson

Steve Bannon a reçu sa convocation mi-octobre, mais a suivi la consigne de Donald Trump à tous ses anciens conseillers : ne coopérer sans aucun prétexte avec la commission d’enquête de la chambre des représentants sur l’attaque du 6 janvier.

L’ancien conseiller croyait pouvoir s’abriter derrière le privilège de l’exécutif invoqué par Trump, c'est-à-dire le droit des présidents à garder certains documents et discussions confidentiels. Mais selon la Commission cette protection légale ne s’applique pas pour lui dans la mesure où Steve Bannon avait quitté la Maison Blanche bien longtemps avant le 6 janvier.

Ses discussions avec Trump autour de la manifestation du 6 janvier

Artisan de la campagne Trump de 2016 tombé depuis en disgrâce Steve Bannon a néanmoins conservé des contacts directs avec Donald Trump. Selon la commission, il aurait discuté de la manifestation du 6 janvier avec le président durant les jours qui l’ont précédé. Et ce sont ces discussions qui intéressent la commission.

Steve Bannon encourt de 30 jours à 1 an de prison et jusqu’à 100 000 dollars d’amende, mais la bataille judiciaire pourrait durer des mois, voire des années. Comme lui, l’ancien chef de cabinet de Donald Trump a choisi de snober la commission ce vendredi. Mark Meadows risque lui aussi une inculpation pour outrage au Congrès.

►À lire aussi : Attaque du Capitole: revers pour Donald Trump dans la bataille pour l'ouverture des archives

Pour Trump, les appels à pendre Mike Pence relevaient du «bon sens»

Lors de l’attaque de Capitole les manifestants appelaient à « pendre Mike Pence » parce que celui-ci avait refusé de s’opposer à la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Dans une interview révélée ce vendredi par le site d’information Axios , Donald Trump estime que ces menaces de mort contre son ancien vice-président relèvent du « bon sens ». 

Le site d’information qui révèle cet extrait d’une interview de 90 minutes réalisée par le journaliste Jonathan Karl d’ABC News pour un livre à paraître prochainement . « Vous avez entendus ces chants terribles ? Ils chantaient "pendez Mike Pence !" », questionne le journaliste. « Parce que c’est du bon sens du bon sens !, lui répond alors Donald Trump
Si vous savez qu’un vote est frauduleux, comment pouvez-vous valider une fraude électorale ? »

Depuis le 6 janvier, jamais Mike Pence n’a pris ses distances publiquement avec Donald Trump. L’ancien président reste de loin la personnalité la plus influente et la plus populaire chez les républicains dont  deux tiers des sympathisants continuent de croire son grand mensonge comme l’appelle les médias américains et refusent d’admettre sa défaite.

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