Climat et sécurité: inquiétude de l'ONU, l'Occident opposé à la Russie et à la Chine

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU, à l'occasion de la 76e Assemblée générale de l'organisation internationale à New York, le 23 septembre 2021.
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU, à l'occasion de la 76e Assemblée générale de l'organisation internationale à New York, le 23 septembre 2021. Getty Images via AFP - POOL

Ce jeudi 23 septembre, le Conseil de sécurité s’est réuni au niveau ministériel, en marge de la semaine des dirigeants de la 76e Assemblée générale de l'ONU. Pour sa rencontre annuelle, l’enjeu est de pouvoir élargir son mandat aux problèmes de paix et sécurité causés par le changement climatique. À en croire les discours à la tribune de l’AG, la majorité des pays sont conscients que la plupart des défis de demain seront causés par le climat. Mais cela ne suffit pas : deux membres importants refusent d'envisager de doter le Conseil de plus de pouvoir. 

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

L’an dernier, 30 millions de personnes ont été déplacées à cause du changement climatique. Or, ces mouvements de populations et ces migrations déstabilisent des régions entières. Surtout que, contrairement à un conflit où chacun rentre chez soi une fois la paix signée, les déplacés climatiques sont généralement déracinés pour toujours.

Pour cela, 12 des 15 membres du Conseil de sécurité ont réclamé sa saisie permanente, l’adoption d’une résolution ayant force de loi internationale et la nomination d’un émissaire dédié à l’impact du climat sur la paix et la sécurité. Cela avait été déjà discuté en février et, une fois n’est pas coutume, Chine et Russie leur ont opposé une fin de non-recevoir.

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« Russie et Chine n'aiment pas ça »

« Ces trente dernières années, le Conseil de sécurité traite de plus en plus de sujets qui sont à cheval entre les politiques internationales et les politiques intérieures, analyse Benjamin Pohl, du groupe de réflexion Adelphi. Et la Russie et la Chine n’aiment pas ça. Elles veulent au moins limiter cela, et ne pas autoriser à aller plus loin. » 

Pour le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, convenir que la question a sa place à l’agenda du Conseil, c’était déjà un message clair envoyé à la communauté internationale.

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