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Belgique

Une juge et son greffier assassinés à Bruxelles

La police Belge et les experts médico-légaux à l'extérieur de la scène de crime à Bruxelles le 3 juin 2010
La police Belge et les experts médico-légaux à l'extérieur de la scène de crime à Bruxelles le 3 juin 2010 REUTERS/Francois Lenoir
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une juge de paix et son greffier ont été abattus en pleine audience dans un tribunal du centre de la capitale belge. On ignore encore tout du mobile du crime. Le suspect avait assisté dans la matinée à une audience en compagnie de deux ou trois avocats ainsi que de la magistrate et le greffier visés.

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Avec notre bureau de Bruxelles,

Il était 11h23 quand la police a été avertie de la fusillade dans le bâtiment de la justice de paix de Bruxelles, mais le drame s’était déjà joué. « Il y avait eu une personne qui s’est présentée dans une salle d’audience de la justice de paix du 4e canton à Bruxelles. Elle est restée une partie de l’audience et, en fin d’audience, a sorti une arme, a tiré. Elle a ensuite pris la fuite et a été poursuivie par l’un des témoins qui se trouvait sur place mais qui n’a pas pu rattraper le suspect », a déclaré Jean-Marc Meilleur, porte-parole du parquet.

La juge de paix et son greffier ont été tués sur le coup au cours d’une audience publique sans dispositif de sécurité. Inacceptable pour maître Xavier Van Der Smissen, avocat au barreau de Bruxelles : « Malheureusement, il n’y a aucune norme de sécurité qui est mise en place dans aucun bâtiment en Belgique dans les palais de justice, si ce n’est lorsque vous avez un procès terroriste ou un procès à risque. Mais pour le reste, vous entrez dans un palais de justice comme dans un moulin. Ce n’est pas normal ».

Pour le ministre de la Justice, Stefaan de Clerck, la justice de paix qui s’occupe par exemple de conflit de voisinage doit rester une justice de proximité : « Conclure tout de suite qu’à partir de maintenant, toutes les salles d’audience de tous les magistrats partout en Belgique doivent être sécurisées, qu’on doit mettre des policiers, qu’on doit mettre des caméras, qu’on doit fermer ses portes et qu’on doit mettre la justice derrière ce système sécuritaire, je crois que ce serait un faux débat ».

C’est la première fois qu’un juge est assassiné en Belgique en plein tribunal et le débat risque de prendre de l’ampleur.

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