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Autriche / Sida

Sommet mondial sur le sida : un gel microbicide réduit de moitié le risque d'infection

Selon les responsables de l'étude Caprisa, le gel microbicide pourrait réduire de moitié le risque d'infection au VIH.
Selon les responsables de l'étude Caprisa, le gel microbicide pourrait réduire de moitié le risque d'infection au VIH. Photo : AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une étude chargée d’espoir a été rendue publique lundi 19 juillet 2010 à Vienne, en Autriche, dans le cadre de la 18e Conférence internationale sur le sida. Les résultats du Centre sud-africain pour la recherche sur le sida de Durban (Caprisa) étaient attendus avec fébrilité par les experts car pour la première fois, un gel microbicide incluant un antirétroviral aurait fait baisser le nombre des contaminations chez les femmes séronégatives.

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Avec notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin

Les chercheurs de Durban ont testé la troisième génération de gel microbicide. Depuis 2007 et pendant trois ans, 900 femmes, âgées de 18 à 40 ans et actives sexuellement, ont utilisé un gel antiseptique, incluant un antirétroviral appelé Tenofovir. Or selon des chercheurs présents à Vienne, les résultats de l’étude montreraient un effet positif du gel sur le taux de contamination chez ces femmes.

L’avancée de la recherche en matière de réduction des risques est d’ailleurs au cœur de cette conférence, car les scientifiques se réjouissent également d’une baisse des contaminations depuis que les hommes sur le continent sont encouragés à se faire circoncire.

Mais Bill Gates, qui a sa propre fondation de lutte contre le sida a prévenu : ces bonnes nouvelles ne sont pas un encouragement à abandonner le préservatif. « La circoncision des hommes c’est bien, ça réduit le risque de transmission du sida de 60% lors de relations sexuelles homme-femme. Mais si vous voulez un taux encore plus élevé, alors utilisez un préservatif. Là vous atteindrez les 90% de réduction des risques dans ce groupe de population ! »

La communauté scientifique est unanime : l’avancée de la recherche ne doit pas faire de l’ombre au préservatif.

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