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Royaume-Uni

Le franc-parler de David Cameron suscite des interrogations

Le Premier ministre britannique, David Cameron, lors d’un discours donné sur le campus d'Infosys, à Bangalore (Sud de l’Inde), le 28 juillet 2010.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, lors d’un discours donné sur le campus d'Infosys, à Bangalore (Sud de l’Inde), le 28 juillet 2010. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Audace ou inexpérience ? Les premiers déplacements à l'étranger du nouveau Premier ministre britannique David Cameron augurent d'un discours diplomatique décapant de la part de Londres. En Turquie, Cameron a suscité l'indignation d'Israël en déclarant que Gaza était un « camp de prisonniers ». En visite à Bangalore, dans le sud de Inde, le Premier ministre britannique a causé la fureur d’Islamabad en disant devant un parterre d'Indiens que le Pakistan « favorisait l'exportation du terrorisme ».

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Franchise ou maladresse ? La série de remarques décapantes lancées par David Cameron en Turquie et en Inde cette semaine laisse les commentateurs britanniques à la fois pantois et dubitatifs. Ils sont, en effet, partagés entre applaudir l’audace du Premier ministre et de son style diplomatique à la serpe ou critiquer ce manque de retenue qui pourrait bien trahir le manque cruel d’expérience de Cameron sur la scène internationale.

L’une des journalistes politiques de la BBC qui suit le chef du gouvernement pendant ce voyage se demande ainsi sur le site internet de la chaîne, si David Cameron n’a pas simplement du mal à se défaire d’une habitude qu’ont souvent les leaders de l’opposition qui est d’essayer d’attirer l’attention par des paroles qui font mouche.

De son côté l’intéressé persiste et signe : « Je trouve qu'il est important de parler franchement de ces sujets avec les pays qui sont vos amis, et je continuerai à le faire », s’est défendu le Premier ministre devant la presse.

David Cameron doit recevoir le président pakistanais Asif Ali Zardari à sa résidence de Chequers la semaine prochaine, et cette rencontre désormais en terrain miné sera un bon moyen de tester ce que son secrétaire au Foreign Office, William Hague, a appelé ses qualités de « grand diplomate ».

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