Pologne

L'archevêque de Varsovie approuve le retrait de la croix

Recueillement devant la croix en bois érigée à la mémoire de Lech Kaczynski et des autres victimes de la catastrophe aérienne, face au Palais présidentiel, à Varsovie, le 10 août 2010.
Recueillement devant la croix en bois érigée à la mémoire de Lech Kaczynski et des autres victimes de la catastrophe aérienne, face au Palais présidentiel, à Varsovie, le 10 août 2010. REUTERS/Kacper Pempel

En Pologne, l'alliance catholique autour de la croix en bois érigée à la mémoire de Lech Kaczynski et des autres victimes de la catastrophe aérienne du 10 avril 2010, s'effrite de plus en plus. L'archevêque de Varsovie s'est prononcé, jeudi 12 août 2010, pour le retrait de la croix. Le prélat, Mgr Kazimierz Nycz, a justifié sa position par la politisation excessive de ce monument. 

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La polémique divise l'Eglise et ses croyants. Les plus fervents partisans de la croix s’opposent à ce que ce sanctuaire recouverts de fleurs et de bougies puisse être transféré dans une église voisine.

Mais désormais, des voix plus modérées se font entendre et essaient de calmer le jeu. « La croix ne peut pas servir à défendre des intérêts politiques », a expliqué l'archevêque de Varsovie Kazimierz Nycz. Le prélat voit d'un mauvais œil la politisation excessive de ce symbole sacré devenu de facto point de ralliement des opposants à l'actuel chef de l'Etat Bronislaw Komorowski.

La réaction des plus farouches défenseurs de la croix ne s'est pas fait attendre. Accusant l'archevêque de ne pas représenter l'ensemble de l'Eglise, les partisans de la croix rejettent son appel et refusent de reculer, tant qu'un véritable monument ne sera pas érigé au même emplacement.

La station catholique nationaliste Radio Maryja n'est pas en reste et exhorte ses auditeurs masculins à venir défendre la croix dans la capitale.
 

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