Royaume-Uni

Les 100 jours du duo Cameron-Clegg: jusqu’ici tout va bien

David Cameron et Nick Clegg au 10, Downing Street, la résidence du Premier ministre à Londres.
David Cameron et Nick Clegg au 10, Downing Street, la résidence du Premier ministre à Londres. Reuters

C’est le président américain Franklin Roosevelt qui avait demandé, en 1933, à être jugé sur les changements qu’il avait réalisés pendant les 100 premiers jours de son mandat. La fascination des médias pour les chiffres ronds a fait le reste. La borne des 100 jours est devenue la pause obligée pour tous les gouvernements démocratiques. Il y a aujourd’hui juste 100 jours qu’un gouvernement de coalition, le premier depuis la dernière guerre mondiale, a été installé à Londres. Le premier bilan est positif.

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Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss

Tous les sondages sont bons. 60 % des britanniques approuvent la formation du gouvernement de coalition. La plus importante priorité de ce gouvernement, les draconiennes réductions des dépenses publiques pour lutter contre le déficit budgétaire, est largement soutenue par le public : 44 % pour, 37 % contre.

Ce mercredi 18 août au matin, le patronat britannique a félicité le gouvernement pour « son action audacieuse et courageuse ». Une approbation de complaisance, diront certains , mais le principal journal d’opposition, le Guardian, écrit, lui aussi que ces 100 premiers jours ont été remarquables.

Cette euphorie ne cache pas les nuages à l’horizon de la rentrée parlementaire. Le duo Cameron-Clegg a remarquablement fonctionné mais leurs partis n’affichent pas une harmonie aussi parfaite.

Les libéraux démocrate, avec aujourd’hui seulement 8 % d’intentions de vote font fait les frais de cette union jugée contre nature par certains de ses militants et réclament un droit de veto sur les décisions du gouvernement de coalition. Le plus dur est à venir pour David Cameron et Nick Clegg.

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