Grèce

Colis piégés en Grèce: les enquêteurs privilégient la piste de l'extrême gauche

La police spéciale grecque patrouille aux alentours de l'Acropole, le 3 novembre 2010.
La police spéciale grecque patrouille aux alentours de l'Acropole, le 3 novembre 2010. Reuters / Yannis Behrakis

Les auteurs de colis piégés envoyés lundi et mardi 2 novembre depuis Athènes n'ont « aucun lien » avec un « groupe terroriste international organisé », a déclaré mercredi 3 novembre le ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas. Des colis piégés, dont 13 découverts jusque là, ont été expédiés quasi simultanément à des ambassades, ainsi qu'à la chancelière allemande Angela Merkel, au Premier ministre italien Silvio Berlusconi, obligeant la Grèce à suspendre tout son courrier international pour vérification. Pour l'heure, les enquêteurs privilégient la piste de l'extrême gauche.

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Plus aucun courrier international ne sort de Grèce et ce pour 48 heures. Une décision des autorités du pays après l'interception depuis le début de la semaine d'une série de colis piégés adressés à des représentations étrangères d'Athènes dont trois visaient directement des chefs d'Etat et de gouvernement : Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Silvio Berlusconi.

Actuellement, les enquêteurs privilégient la piste de l'extrême gauche. Selon le politologue grec Dimitrios Triantaphyllou, ce phénomène d'un nouveau terrorisme puise ses racines dans les émeutes des jeunes qui ont secoué le pays en 2008.

Ce sont des gens très en colère contre le système politique et les institutions.

Dimitrios Triantaphyllou, politologue grec

Cette affaire, qui intervient après l'envoi de colis piégés du Yémen, a incité la Commission européenne à convoquer pour vendredi 5 novembre à Bruxelles une réunion d'experts en matière de sécurité aérienne et d'explosifs.

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