Suède / Justice / WikiLeaks

Le fondateur de WikiLeaks recherché pour viol par la justice suédoise

Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, le 4 novembre 2010 en Suisse.
Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, le 4 novembre 2010 en Suisse. Reuters/Valentin Flauraud

Le parquet suédois a lancé ce jeudi 18 novembre un mandat d'arrêt pour viol contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, ce site spécialisé dans la publication de documents confidentiels. Julian Assange est devenu la bête noire du Pentagone après la publication de milliers de documents sur les guerres en Irak et en Afghanistan. L'Australien, qui vit en Suède, avait annoncé au début du mois qu'il songeait à demander l'asile politique à la Suisse.

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Avec notre correspondant à Stockholm, Jean-Paul Pourron

L’informaticien militant Julian Assange n’est plus sur le sol suédois, pour un tas de raisons d’ailleurs, de justice sans doute, mais aussi parce que la Suède lui a refusé un permis de séjour. En ce qui concerne le judiciaire, Julian Assange n’a semble-t-il pas fini d’en découdre avec la justice suédoise. Un parquet dont les décisions sont on ne peut plus contradictoires au point que ça commence même à ressembler sérieusement à du harcèlement.

En août dernier, le fondateur de WikiLeaks, qui donne alors une série de conférences en Suède, est accusé par deux femmes suédoises de viol et d’agression sexuelle. Le parquet lance alors un mandat d’arrêt contre lui. Le lendemain, ce même parquet annule l’avis de recherche : il ne retient plus le viol mais maintient l’accusation d’agression sexuelle.

Quelques semaines plus tard, le parquet décide cette fois de rouvrir l’enquête pour viol. L’avocat de Julian Assange estime alors que son client n’a rien à se reprocher, que le procureur devrait en toute logique abandonner l’ensemble des poursuites.

L’affaire suit cependant son cours et, aujourd’hui, le parquet relance un mandat d’arrêt pour viol et agression sexuelle pour cinq chefs d’accusation, des faits qui se seraient déroulés à Stockholm et à Enköping entre le 13 et le 18 août.

Julian Assange nie bien évidemment en bloc ces accusations et estime qu’il a été piégé et que c’est une opération d’intox pour discréditer son site. Il est également très déçu que les médias aient pu porter quelque crédit aux accusations malveillantes dont il est l’objet. Le fait que le parquet veuille l’entendre, alors qu’il ne l’a jamais entendu depuis tout ce temps, pourrait donner lieu à un mandat d’arrêt international.

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