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La revue de presse des Balkans

A la Une : Serbie, le procès Taton vire à la mascarade

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Cette semaine dans la presse des Balkans

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans

À Belgrade, le procès des assassins présumés du supporteur toulousain Brice Taton n’en finit plus de durer et vire même au surréaliste. Alors que la juge avait demandé aux avocats de la défense de se tenir prêts pour les plaidoiries lors de la dernière audience du 18 novembre, celle qui a eu lieu ce mercredi a une nouvelle fois apporté son lot de surprises et de contretemps. Le calendrier de la suite du procès doit être connu aujourd’hui.
Serbie : le procès Taton vire à la mascarade

Dans le même temps, une nouvelle épreuve de force lancée par le président Tadić contre les oligarques agite le pays. En effet, Boris Tadić relance la lutte des classes : il explique depuis quelques semaines que les riches doivent payer pour faire face à la crise. Le richissime oligarque Melan Beko lui a rétorqué en termes menaçants, au cours d’une interview accordée à la télévision B92. Par contre, Milan Beko a été incapable d’expliquer s’il avait effectivement servi de prête-nom à Stanko Subotić pour racheter le quotidien Večernje Novosti...
Serbie : Milan Beko, un oligarque « au-dessus de tout soupçon »

Pourtant, le pays avance dans la voie de l’intégration européenne. Le commissaire à l’Elargissement Štefan Fuele a remis aux dirigeants serbes le questionnaire qui doit permettre l’accélération des réformes et préparer l’intégration du pays dans l’Union européenne. Belgrade a deux mois pour répondre à 2 483 questions. D’ici la fin de l’année 2011, la Serbie espère obtenir le statut de pays candidat ainsi qu’une date d’ouverture des négociations d’adhésion.
Serbie : les 2 483 questions qui doivent ouvrir les portes de l’intégration européenne

Au Monténégro, le sort du trafiquant de drogue Darko Šarić continue de défrayer la chronique. Selon certains spécialistes, le Monténégrin s’occupait de la logistique et de l’organisation du trafic de stupéfiants pour le compte de la mafia russe. C’est pour cette raison que la mafia italienne tolérait les activités du cartel serbo-monténégrin sur son territoire. Un accord aurait été conclu entre les cartels sud-américains et les mafias russes et italiennes.
Trafic de drogue : Darko Šarić au cœur des mafias internationales

En Bosnie-Herzégovine, deux mois après les élections du 3 octobre, aucun gouvernement n’est encore formé. Les dirigeants de l’Alliance des sociaux-démocrates indépendants (SNSD), Milorad Dodik, et du Parti social-démocrate (SDP), Zlatko Lagumdžija, se sont rencontrés vendredi dernier à Banja Luka. Ils doivent se retrouver cette semaine à Sarajevo. Un accord de coalition est peut-être en vue pour former le gouvernement de l’État central de Bosnie-Herzégovine.
Bosnie : vers un accord de coalition entre Milorad Dodik et le SDP ?

Dans ce contexte délétère, Caroline Ravaud, représentante du Conseil de l’Europe en Bosnie-Herzégovine, livre, lucide, son analyse de la situation en Bosnie-Herzégovine quinze ans après la fin du conflit.
Bosnie-Herzégovine : « c’est au pays de se prendre en main »

Dimanche dernier, la Moldavie a voté, pour les quatrièmes élections en 18 mois. L’issue de la crise politique que traverse ce petit pays est pourtant encore bien éloignée. Les électeurs se sont mobilisés, puisqu’à la fermeture des bureaux de vote, la participation atteignait 60% des inscrits, soit 5 points de plus qu’aux dernières élections de juillet 2009. Les communistes restent en tête, mais aucune majorité claire ne pourra se dégager.
Après les législatives, la Moldavie est toujours dans l’impasse politique
Législatives en Moldavie : des élections à répétition et sans passion

Ces dernières semaines, la presse serbe a évoqué une minorité bien oubliée, celle des juifs de Voïvodine. Arrivés à la fin du XVIIIe siècle, les juifs ont largement contribué à la modernisation et à l’industrialisation de Subotica, la grande ville du nord de la province. La communauté, qui a compté jusqu’à 4 000 membres pendant l’entre-deux-guerres, a subi de plein fouet l’extermination nazie. La plupart des survivants ont préféré émigrer en Israël et en Amérique du Nord. Restent aujourd’hui les monuments, religieux et industriels, témoins d’un âge d’or à jamais révolu.
Voïvodine : les juifs de Subotica

Autre minorité, les Macédoniens qui vivent dans les pays voisins de leur petit Etat, en Albanie, en Bulgarie, en Grèce et en Serbie, ont toujours bien du mal à faire valoir leurs droits. La Macédoine permet que des médias en langues étrangères soient diffusés ou émettent sur son territoire. Par contre, la langue macédonienne a du mal à se faire une place dans les médias des pays environnants, où vivent des minorités macédoniennes. De petites ouvertures existent en Serbie et en Albanie, tandis que la situation est totalement bloquée en Grèce et en Bulgarie.
Balkans : les minorités macédoniennes n’ont presque aucun accès aux médias

Il y a enfin une « minorité » dont on ne parle jamais, celle des citoyens serbes, croates, bosniaques ou monténégrins qui se définissent toujours comme « yougoslaves ». Le 29 novembre, des milliers de citoyens des Etats post-yougoslaves ont fêté l’ancienne fête nationale de la Yougoslavie socialiste. En Serbie, plus de 80 000 personnes se déclarent toujours de « nationalité yougoslave », refusant de se définir comme « Serbes » ou membres d’une autre communauté nationale. Certains d’entre eux se considèrent comme les « Kurdes d’Europe », d’autres comme des « rescapés de l’Atlantide »...
Une minorité négligée : les « Yougoslaves », citoyens apatrides d’un pays disparu

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