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Grèce / Immigration

Immigration : marche contre «le mur de Papoutsis» à Athènes

Des immigrants manifestent au cours d'une marche contre le racisme au centre ville d' Athènes en Grèce, le 15 janvier 2011.
Des immigrants manifestent au cours d'une marche contre le racisme au centre ville d' Athènes en Grèce, le 15 janvier 2011. Stringer / Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Rassemblement ce samedi 15 janvier 2011 dans les rues d’Athènes, en Grèce, contre le racisme : les manifestants entendaient protester contre le projet de mur à la frontière gréco-turque. Ils ont appelé à la tolérance face à la montée des tensions que connaît le pays dans un contexte de crise économique et de mesures draconiennes d’austérité prises par le gouvernement.

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Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

«Non au mur de Papoutsis !», voilà, entre autres slogans, ce que l’on peut entendre dans le cortège. Papoutsis, c’est le nom du ministre de l’Intérieur en charge de l'Immigration Christos Papoutsis, qui a annoncé la construction d’un mur ou d'une clôture pour empêcher les migrants de passer de Turquie en Grèce. Dans un communiqué, début janvier, le ministre avait déclaré vouloir fermer les 12,5 km de frontière entre la Grèce et la Turquie sur lesquels aucun obstacle physique ne s'oppose au passage.

Abdullah, un Sénégalais qui vit en Grèce depuis deux ans, est parmi les manifestants. «Ce mur n’est pas une solution, ce n’est pas une réponse au problème qui nous pousse à venir nous en Europe ! Ca n’a pas de sens, tout cet argent pour construire ce mur et empêcher les gens de venir !» déclare-t-il.

Koucha lui est Iranien. Cela fait trois ans qu’il demande l’asile politique en Grèce et pour lui aussi le mur est inutile : «si vous fermez ce passage, ils vont en trouver un autre ! Ok, ils vont payer plus… Mais les personnes qui sont vraiment en danger, elles tentent de passer quoi qu’il arrive..

La manifestation a lieu à l’appel de diverses organisations qui militent pour les droits des immigrés. Joanna fait partie de l’une d’entre elles et elle fustige l'initiative du ministre de l'Intérieur : «Le ministre a annoncé pendant les vacances de Noël qu’il va nous protéger soi-disant des immigrés. Mais on n’a pas à se protéger des immigrés !»

Le cortège, parti du centre de la capitale, s’est dirigé vers le quartier de Aghios Pantéleimonas où des activistes néo-nazis chassent régulièrement les immigrés. Mais il a ensuite rebroussé chemin pour éviter l’affrontement.

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