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La Hongrie cède à la pression européenne et amende sa loi sur les médias

Manifestation en face du Parlement pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il retire sa loi sur les médias, le 27 janvier 2011 à Budapest.
Manifestation en face du Parlement pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il retire sa loi sur les médias, le 27 janvier 2011 à Budapest. AFP / Ferenc Isza

La Hongrie qui préside l'Union européenne depuis janvier et pour six mois, a cédé à la pression de la Commission. Elle a accepté mercredi 16 février de modifier plusieurs pans d'une loi sur les médias jugée liberticide par ses détracteurs. Certains députés ne sont pas encore convaincus par ce revirement du gouvernement hongrois de Viktor Orban. 

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Avec notre bureau de Bruxelles,

Il y a tout d’abord la notion très controversée de couverture équilibrée. Finalement seule la télévision restera concernée par cette obligation d’équilibre de l’information. Elle est jugée conforme au droit européen car elle existe dans plusieurs pays, comme par exemple lors du décompte du temps d'antenne des partis en période pré-électorale. Les bloggeurs vidéo et les services de télévision à la demande en seront en revanche dispensés.

De la même manière, la loi ne devrait finalement plus s’appliquer aux médias des autres pays européens alors qu’elle les mettait à l’origine sur un pied d’égalité avec les médias audiovisuels hongrois pour les sanctions et les amendes.

L’obligation d’enregistrement et l’autorisation préalable jugée contraire au droit européen qui prévoit la liberté d’établissement sera, elle aussi, remplacée par un enregistrement auprès de l’agence de supervision dans les soixante jours après le début des émissions.

Les types d’outrages punissables d’amende, à l’origine très larges, seront en outre limités à l’incitation à la haine et à la discrimination.

La Hongrie et les médias : les Eurodéputés sont sceptiques

Les eurodéputés socialistes ont fait savoir que beaucoup de problèmes subsistaient malgré tout sur la composition de l’agence de supervision, l’indépendance de l’audiovisuel public ou la confidentialité des sources journalistiques.
 

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