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La revue de presse des Balkans

TPI : comment la France a défendu ses « amis » inculpés par la justice internationale

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Ante Gotovina a été condamné la semaine dernière à une lourde peine de prison par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye. Les carnets du général Rondot, l’ancien coordinateur des services de renseignements français, révèlent comment la France essaya de protéger cet ancien légionnaire et ancien braqueur, devenu général croate. Ces carnets montrent aussi comment Paris accorda sa protection à d’autres acteurs des « sales guerres » yougoslaves, au nom des « services » qu’ils auraient rendus. Parmi ces « amis de la France », on retrouve Momčilo Perišić, Jovica Stanišić et même Milorad Ulemek « Legija ».
TPI : Comment la France a défendu ses « amis » inculpés par la justice internationale
TPI : les services français ont protégé durant des années des criminels de guerre

Le verdict prononcé contre Ante Gotovina et son co-accusé Mladen Markac a suscité de très vives réactions en Croatie. Ils étaient plus de 10 000 rassemblés samedi 16 avril à midi sur la plus grande place de Zagreb pour protester contre la lourde sentence du TPIY. Les manifestants ont conspué le TPIY, l’Union européenne et le gouvernement croate.
Croatie : des milliers de manifestants dénoncent le verdict du procès Gotovina

En Bosnie-Herzégovine, la crise ne cesse de s’aggraver. « L’Assemblée nationale croate » de Bosnie-Herzégovine a tenu sa première session mardi à Mostar. Sa formation a été voulue par les principaux partis des Croates-bosniaques, le HDZ-BiH de Dragan Cović et le HDZ-1990 de Božo Ljubić, en ouverte polémique avec la formation d’un gouvernement fédéral dominé par la coalition SDP-SDA.
Bosnie-Herzégovine : les Croates créent leur « Assemblée nationale »
L'Union européenne face à la crise politique en Bosnie-Herzégovine

Tomislav Nikolić, le chef de l’opposition serbe (droite nationaliste) a entamé une grève de la faim et de la soif pour exiger la convocation d’élections anticipées. « Depuis ce matin, je ne prends ni eau, ni nourriture. Je vous demande d'accepter cela comme la dernière manière de lutter pour une meilleure Serbie », a déclaré samedi 16 avril le leader de l'opposition Tomislav Nikolić devant les manifestants rassemblés devant le Parlement serbe. Il réclame la convocation d'élections parlementaires anticipées. Tomislav Nikolić a été transféré dimanche soir à l'hôpital de Belgrade. Il a finalement accepté de recevoir les soins, puis d’arrêter sa grève de la soif.
Serbie : Tomislav Nikolić entame une grève de la faim pour le « salut » du pays Serbie : Tomislav Nikolić en plein reality show politico-médical

La grève de la faim de Tomislav Nikolić suscite de vives polémiques, mais l’autre camp de l’opposition est en crise. Fin mars, Čedomir Jovanović, le chef du Parti libéral-démocratique (LDP) a provoqué un scandale en accusant le ministre des Affaires étrangères Vuk Jeremić de passer son temps à « rencontrer les cannibales d’Afrique ». Ce dérapage raciste a provoqué la démission de Vesna Pešić, figure historique de l’opposition démocratique serbe. Dépourvu de véritable programme, le LDP semble incapable de proposer d’alternatives politiques. L’analyse sans concession de Vreme.
Serbie : l'opposition libérale-démocrate « cannibalisée » par le vide politique

Une nouvelle session du dialogue a eu lieu vendredi 15 avril. Les deux partis se félicitaient jusqu’à présent des « progrès » réalisés mais le processus est de plus en plus critiqué, surtout dans le camp albanais. L’équipe serbe se plaint de la radicalité des Kosovars. Ceux-ci rétorquent qu’ils n’accepteront que des solutions « sur des bases européennes ». Les deux parties se retrouveront à Bruxelles à la mi-mai.
Dialogue Belgrade-Pristina : « des progrès à chaque rencontre »
Dialogue entre Belgrade et Pristina : le ton se durcit

Le recensement de la population du Kosovo a débuté le 1er avril 2011 et s’est achevé mardi 19 à minuit. Le quotidien Koha Ditore avait publié dès lundi les premières tendances. Elles démontrent que le Kosovo compte moins de deux millions d’habitants. Près de 800 000 Kosovars vivraient à l'étranger. Le recensement s'est bien déroulé, sauf dans la partie nord, en raison du boycott serbe.
Recensement : le Kosovo a moins de deux millions d'habitants
Recensements dans les Balkans en 2011 : comptes, décomptes et polémiques

Au Kosovo, les polémiques se poursuivent sur le SHIK, les services de renseignement occultes du PDK de Hashim Thaçi. Les membres du SHIK ont été formés par les services étrangers de renseignement, dont les Américains, a affirmé Bekim Haxhiu, député du PDKqui a reconnu qu'il avait lui-même appartenu à ce service de renseignement très « spécial ». L'opposition demande la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le rôle du SHIK, officiellement dissous depuis juin 2008.
Kosovo : le SHIK sur la sellette

Les pays des Balkans continuent de suivre avec attention et inquiétude les évolutions de la guerre en Libye. Ainsi, entre la Croatie et la Libye, l’amitié remonte à l’époque yougoslave. Elle avait été réactivée par Stipe Mesić, qui cultivait de bonnes relations avec le colonel Kadhafi, malgré les pressions et les mises en garde américaines. Beaucoup d’entreprises croates étaient fortement présentes sur le marché libyen, et plusieurs contrats importants étaient en vue. Or, la guerre remet tout en cause. Un sale coup pour une économie croate déjà bien fragile.
La Croatie subit les « dommages collatéraux » de la guerre en Libye
Les Balkans et le monde arabe : de si vieilles amitiés

Par contre, la guerre en Libye redonne une importance stratégique majeure à la Grèce, qui abrite d’importantes bases militaires américaines, notamment en Crète. Alors qu’Athènes est placée sous « haute surveillance » financière par l’UE, et doit faire face aux sévères critiques de l’Allemagne, cette guerre pourrait donc offrir à la Grèce l’occasion de rentrer en grâce auprès de ses alliés occidentaux... Telle est du moins le voeux de l’éditorialiste de Ta Vima.
La guerre en Libye : une chance pour la Grèce ?

Aujourd’hui, financer un film en Grèce, c’est mission impossible : les caisses sont vides. Alors pour tourner, les cinéastes se débrouillent avec les moyens du bord, à l’arraché. Pâtes à tous les repas, professionnels non rémunérés avant la sortie en salle, recours au tout numérique, tous les moyens sont bons pour faire des économies. Et ce « cinéma guerilla » est en train de se faire un nom. Jamais les réalisateurs héllènes n’avaient glané autant de prix dans les festivals. Une Nouvelle vague grecque ?
Grèce : face à la crise, l'émergence d'un « cinéma guérilla »

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans

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