Espagne

Après le séisme, José Luis Zapatero en visite à Lorca

En attendant de rentrer chez eux, les habitants de Lorca passent la nuit sous des tentes
En attendant de rentrer chez eux, les habitants de Lorca passent la nuit sous des tentes REUTERS/Juan Medina

Après le tremblement de terre qui a fait au moins huit morts, le 11 mai 2011 dans la région de Lorca, dans le sud-est de l’Espagne, le chef du gouvernement José-Luis Zapatero et le prince Felipe sont attendus ce vendredi 13 mai en ville pour assister aux obsèques des victimes. Le pouvoir doit également approuver dans la journée des mesures d'indemnisation pour les sinistrés. Beaucoup d'entre eux ont encore passé la nuit dehors par crainte notamment de répliques

Publicité

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Nous avons téléphoné à la centaine de Français qui sont sur place et les familles n'ont pas sollicité l'aide de nos services.

Anne Mari

Un coup de peinture rouge et noire pour les logements non habitables, jaune pour ceux qui sont dangereux et verte pour ceux qui sont risques, c’est ainsi que dans les rues de Lorca les forces de l’ordre procèdent pour que chaque habitant sache s’il peut passer la nuit chez lui ou s’il faut dormir dans les tentes qui ont été installées dans le centre-ville. Cela donne une idée du triste panorama dans cette ville qui a été l’objet d’un tremblement de terre, rappelant ceux, très graves aussi, de 1674 et de 1878. A Lorca, le château, les couvents, l’église principale, sont très endommagés et des dizaines de bâtiments ne serviront plus jamais.

Néanmoins l’heure est déjà à la reconstruction. Le gouvernement Zapatero a précisé qu’il dépensera l’argent qu’il faudra pour rebâtir des logements. On parle d’un chèque de 25 millions d’euros. Les sismologues, eux, estiment que les dégâts structurels sont très importants, en partie parce que beaucoup d’édifices auraient été mal construits à l’origine, qui plus est dans une zone à risque d’un point de vue tectonique. Lieu de désolation, Lorca apparaît aussi aujourd’hui comme un gigantesque chantier.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail