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Serbie

Les réactions après l’arrestation de Ratko Mladic

Ratko Mladic, le 29 juillet 1995
Ratko Mladic, le 29 juillet 1995 REUTERS/Staff
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ratko Mladic, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie considéré comme le principal responsable du massacre de Srebrenica, a été arrêté ce jeudi 26 mai 2011 en Serbie après quinze ans de cavale. Partout dans le monde, les réactions saluent son arrestation et appellent à une comparution rapide devant le TPI pour l'ex-Yougolsavie de la Haye.

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« Un jour historique pour la justice internationale ». Telle a été la réaction du secrétaire général des Nations unies Ban ki-Moon après l'annonce de l'arrestation de Ratko Mladic ce jeudi 26 mai. Le « boucher des Balkans », comme il est surnommé, était recherché par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) depuis 1995 pour sa participation au siège de Sarajevo et au massacre de Srebrenica. Après quinze ans d’une longue cavale durant laquelle il aurait notamment profité de l’aide de l’armée serbe, il a été arrêté ce jeudi 26 mai en début de matinée.

Un témoin de Srebrenica raconte

A Srebrenica, les familles des victimes du massacre perpétré par les hommes de Mladic se sont dites soulagées. « Après seize ans d'attente, c'est un soulagement pour nous, les familles de victimes », a déclaré Hajra Catic, présidente de l'association Femmes de Srebrenica. En juillet 1995, près de 8 000 musulmans y avaient été tués.

Pour le Premier ministre slovène Borut Pahor, l'arrestation de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, contribuera à la réconciliation entre les peuples de l'ancienne Yougoslavie. « Cela pourrait représenter un pas en avant vers la réconciliation dans cette partie de l'Europe », a avancé Borut Pahor. Son homologue croate, Jadranka Kosor, l'a rejoint en saluant « une bonne nouvelle pour la justice, (pour) rétablir la stabilité et la paix dans cette partie du monde ». En 1991, la Slovénie et la Croatie, avait déclaré leur indépendance, déclanchant le processus de désintégration de la Yougoslavie, marquée notamment par la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995.

Un immense soulagement, une grande satisfaction pour toutes les victimes

Réaction d'Arnaud Denjean


Mais c'est surtout l'appel à la justice que tous évoquent, à commencer par Catherine Ashton qui a jugé que l'arrestation de Ratko Mladic était « un pas important en avant pour la Serbie et la justice internationale », en félicitant le gouvernement serbe « pour cette action courageuse ». La chef de la diplomatie européenne également demandé à ce que Ratko Mladic soit « transféré sans délai » devant le TPIY. Justice encore dans les paroles de Liam Fox, le ministre britannique de la Défense, qui a déclaré : « Et cela va rappeler à tous ceux qui fuient la justice internationale que, tôt ou tard, ils devront répondre de leurs crimes ». En marge du sommet du G8, le président des Etats-Unis Barack Obama a déclaré : « De Nuremberg à nos jours, les Etats-Unis ont toujours vu la justice pour les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les génocides comme un impératif moral autant qu'un élément essentiel pour la stabilité et la paix ».

«Une très grande nouvelle» pour Nicolas Sarkozy

En marge du sommet du G8 à Deauville, le président Nicolas Sarkozy a quant à lui applaudi « une décision très courageuse du président serbe et c'est une étape de plus vers l'intégration, un jour prochain, de la Serbie dans l'Union européenne ». « C'est la preuve d'une grande maturité démocratique de la Serbie, qui la rapproche de l'Europe et de l'Union européenne, un processus que l'Italie a fortement encouragé et qui doit être maintenant s'accélérer, sans réserve », a renchéri le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini. Seule voix dissonnante dans ce concert de louanges, le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte a émis quelques réserves sur une éventuelle accession de la Serbie à l'UE. « Cela ne fonctionne pas comme ça », a-t-il décrété.

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