Allemagne

Polémique en Allemagne autour de la gestion de la crise sanitaire

Des enquêteurs du Bureau  de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire  à leur arrivée à la ferme biologique « Gaertnerhof Bienenbuettel », en Basse-Saxe, le 6 juin 2011.
Des enquêteurs du Bureau de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire à leur arrivée à la ferme biologique « Gaertnerhof Bienenbuettel », en Basse-Saxe, le 6 juin 2011. REUTERS/Fabian Bimmer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Europe, le bilan des décès liés à la bactérie E.coli s'élève à 24 personnes (23 en Allemagne et un en Suède). Les experts sont toujours à la recherche de l'origine de cette souche particulièrement virulente et résistante. Une réunion de crise s’est tenue à Berlin, mardi 7 juin 2011, en présence des ministres allemands régionaux et fédéraux de la Santé et de la Protection des consommateurs. L'Allemagne souffre d’une multiplication de structures et d’acteurs qui ne facilitent pas l'enquête.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault

Deux ministères à Berlin, trois instituts fédéraux, trente-deux structures au niveau des régions sans oublier les villes et les cantons. Les acteurs chargés de faire face à une crise sanitaire en Allemagne sont légion, fédéralisme oblige. L’opposition, mais aussi le patron du syndicat de la police, réclament une structure centralisée.

Mais la création d’une super police en charge des épidémies ne séduit pas tous les experts qui parlent de populisme. Ils évoquent des précédents avec des structures centrales devenues des monstres bureaucratiques trop peu flexibles.

Les médias et les consommateurs s’impatientent. Ils se demandent pourquoi il n’est pas possible de savoir d’où vient l’épidémie. La réponse du président de l’Institut fédéral chargé de l’analyse des risques ne va pas les calmer. Il affirme : « C’est tout à fait normal qu’on ne trouve rien ». Et l’intéressé de rappeler que cela fut déjà le cas dans le passé lors de crises similaires.

Autre critique : les autorités ont-elles eu tort de trop vite montrer du doigt certains produits avant de disposer de preuves scientifiques tangibles ? Les experts se défendent. En cas d’épidémie mortelle, la santé des consommateurs doit l’emporter pour eux sur les intérêts économiques.

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