Grèce

Grèce : Georges Papandréou mise sur la confiance des députés

le Premier ministre grec Georges Papandreou.
le Premier ministre grec Georges Papandreou. Reuters / F. Lenoir
Texte par : Daphné Gastaldi
3 mn

Le Premier ministre grec a deux étapes à franchir pour débloquer le versement des aides européennes. Georges Papandréou mise sur un vote de confiance au gouvernement et sur l'adoption de nouvelles mesures d'austérité économique par le Parlement. Malgré une stratégie risquée, le chef du gouvernement devrait remporter ces deux batailles.

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Malgré l'opposition de la rue, des députés et la pression de l'Union européenne, Le Premier ministre grec devrait obtenir la confiance du Parlement mardi soir à Athènes. Selon les observateurs, Georges Papandréou a un atout considérable : les députés sont en majorités des socialistes.

Le chef du gouvernement compte donc sur le vote des 155 députés de sa famille politique parmi les 300 sièges parlementaires. Ce vote de confiance lui permettra aussi de resserrer les rangs de la majorité. Dans cette même optique, il a remanié le gouvernement grec vendredi dernier et nommé dans l'urgence un nouveau ministre des Finances, Evangelos Venizélos.

Dimanche soir, il a réclamé le vote de confiance du Parlement pour faire passer son plan de redressement. Au même moment, les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient à Luxembourg pour débattre du sort économique de la Grèce.

Le Premier ministre Georges Papandréou doit maintenant franchir ce premier cap avant l'adoption du plan d'austérité et de privatisations qui se décidera le 28 juin.

L'adoption du nouveau plan d'austérité

Le nouveau plan d'austérité exigé par l'Union européenne est contesté, y compris par le Parti socialiste, le Pasok. Le Premier ministre doit aussi affronter l'opposition de droite, et les dirigeants la gauche communiste (KKE), de la gauche radicale (Syriza) et de l'extrême-droite (Laos), qui réclament des élections anticipées. Georges Papandréou doit maintenant convaincre les parlementaires avant le 28 juin, jour du vote du nouveau plan d'austérité.

L'Union européenne exige ces nouvelles mesures de rigueur, condition sine qua non pour débloquer les aides européennes. Mardi et mercredi, une troïka, composée du Fonds monétaire internationale, de la Banque centrale européenne et la Commission européenne, doit rencontrer le nouveau ministre des Finances, Evangelos Venizelos, à Athènes.

Si le plan d’assainissement est accepté, l'Union européenne devrait débloquer 12 milliards d'euros, la cinquième tranche du prêt de 110 milliards débloqué en mai 2010. Un an après la menace de la faillite, un second plan de soutien européen, entre 90 et 120 milliards d'euros, sera nécessaire pour éviter le naufrage grec. Le gouvernement est confiant et « n'attend pas de problèmes » pour le versement des 12 milliards d'euros début juillet.

Après le vote du plan d'austérité en Grèce à la fin du mois de juin, les ministres des Finances de la zone Euro ont prévu une réunion extraordinaire le 3 juillet pour finaliser l'aide financière de la Grèce.

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