Portugal

Au Portugal, le nouveau Premier ministre Passos Coelho déterminé à rétablir la confiance

Quatre heures après l’investiture de son gouvernement, le nouveau Premier ministre portugais Passos Coelho a réuni ses ministres.
Quatre heures après l’investiture de son gouvernement, le nouveau Premier ministre portugais Passos Coelho a réuni ses ministres. REUTERS/Jose Manuel Ribeiro
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pedro Passos Coelho, investi mardi 21 juin 2011 à la tête du gouvernement portugais, s’est fixé comme « impératif urgent » de rééquilibrer les comptes publics afin que le pays puisse retrouver son « autonomie politique ». Passos Coelho a une nouvelle fois promis d'« honorer » les engagements du Portugal dans le cadre du plan de sauvetage conclu en mai avec l'UE et le FMI.

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Avec notre correspondante à Lisbonne, Marie-Line Darcy

Pedro Passos Coelho le nouveau Premier ministre du Portugal veut rétablir la confiance et vite. Quatre heures après l’investiture de son gouvernement Passos Coelho a réuni ses ministres pour un conseil destiné surtout à montrer la détermination de la nouvelle équipe au pouvoir.

Onze ministres au lieu de 18, qui ont reçu leur feuille de route, il s’agit de mettre en place les mesures négociées avec la troïka en contrepartie de l’aide de 78 milliards d’euros. Rien n’a filtré de cette première réunion, mais on sait que c’est un total de 84 mesures qui doivent entrer en vigueur d’ici la fin septembre.

Des émissaires de la troïka ont rencontrés le nouveau ministre des Finances, Vitor Gaspar qui devra mettre en place le programme négocié avec le FMI et l’Union européenne. Le prochain contrôle aura lieu en août, et le Portugal doit respecter les étapes fixées pour recevoir l’aide financière.

La maîtrise des dépenses publiques, à laquelle s’est engagée le nouveau Premier ministre passera par des mesures qui s’annoncent difficiles pour la population. Passos Coelho s’est engagé à protéger le plus nécessiteux, mais la marge de manœuvre est étroite.

Le Portugal devrait passer par une récession économique de 2% du PIB dès cette année et en 2012. Son coût social risque d’être élevé alors que les Portugais ont un pouvoir d’achat inférieur à celui des grecs.

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