CRISE DE LA DETTE

Le coût de la dette grecque sur les établissements financiers français

Georges Papandréou entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors du sommet de la zone euro, à Bruxelles, le 21 juillet 2011.
Georges Papandréou entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors du sommet de la zone euro, à Bruxelles, le 21 juillet 2011. Reuters/Jonathan Ernst
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les banques et assureurs français ont répondu « présent » pour participer au plan d'aide à la Grèce. Cette participation leur était demandée sur la base du volontariat et, pour préserver l'avenir, ces établissements financiers ont choisi de ne pas réclamer leurs créances. Mais cela a tout de même un coût.

Publicité

Les banques et assureurs français détiennent pour 15 milliards d'euros de dette grecque et afin d'aider la Grèce à sortir de la crise, ils ne récupéreront pas les fonds prêtés avant 2020. C'est leur participation au deuxième plan d'aide à la Grèce arrêté à Bruxelles le 21 juillet dernier. Mais cela a un coût et la dette grecque subit une dévaluation de l'ordre de 20%.

Pour les banques et assureurs français cela représente 3 milliards d'euros de pertes. Une perte nécessaire pour préserver la Grèce de la faillite et se donner une chance de récupérer l'essentiel des sommes prêtées.

Le groupe Crédit Mutuel a fait ses comptes et l'impact de la décote s'élève à 76 millions d'euros et moins de 100 millions d'euros pour le groupe Banque populaire / Caisse d'épargne. Pour le Crédit agricole l'effort sera de 150 millions d'euros. Plus exposés à la dette grecque la perte pourrait atteindre 500 millions d'euros pour la Société générale et on évoque le montant d'un milliard d'euros pour le groupe BNP/Paribas.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail