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Espagne / JMJ

Les jeunes catholiques se retrouvent à Madrid

Au premier jour des JMJ dans le parc Retiro, à Madrid, le 16 août 2011.
Au premier jour des JMJ dans le parc Retiro, à Madrid, le 16 août 2011. Reuters/Andrea Comas
Texte par : Geneviève Delrue
4 mn

Madrid, capitale de la jeunesse catholique pour une petite semaine. Ils sont des milliers à se donner rendez-vous ce mardi 16 août dans la capitale espagnole pour l’ouverture des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se tiendront jusqu’à dimanche prochain où l’on attend près de 2 millions de participants à la messe de clôture du pape Benoît XVI. Les JMJ sont le plus grand rassemblement planétaire de la jeunesse. Créées en 1986 par le pape Jean-Paul II, elles se tiennent tous les trois ans dans une grande métropole .

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L’intuition de Jean-Paul II était la bonne. En 25 ans, les JMJ sont devenues un rendez-vous incontournable de la jeunesse catholique du monde entier. Il y a le côté festif certes mais la quête spirituelle est bien là avec ce désir d’approfondir sa foi. Et pour la majorité des participants, les JMJ sont un événement marquant de leur existence.

Après les « Indignés », les JMJ

Ce rassemblement autofinancé par les inscriptions et des dons suppose une forte organisation en amont. Un million d’inscrits, 8 millions de repas à servir, 500 000 jeunes hébergés un peu partout du gymnase à la famille d’accueil, 250 lieux de catéchèses, 300 manifestations pour le festival de la jeunesse sans compter un site internet en 13 langues, les JMJ sont un défi logistique auquel contribuent 20 000 volontaires.

Le pape arrivera jeudi dans cette Espagne où il vient pour la seconde fois. Une Espagne qui fut un bastion très catholique de l’Europe mais qui est gagnée par une forte sécularisation. Dans un pays particulièrement touché par la crise économique où une partie de la jeunesse a exprimé son désarroi à travers le mouvement des « Indignés », ces JMJ 2011 auront une résonance particulière.

Le coût des JMJ suscite la polémique

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Les journées mondiales de la jeunesse seront-elles un boulet financier pour Madrid, ou bien une opportunité économique ?

Le numéro 2 des socialistes espagnols, Pepe Blanco, catholique pratiquant, n'a pas de doute : au final, assure-t-il, l'Etat va s'y retrouver et ne perdra pas d'argent. Il fait valoir le million de pèlerins qui séjourneront jusqu'à dimanche dans la capitale espagnole, et qui vont forcément consommer, toutes ces foules joyeuses sillonnant les quartiers touristiques.

Tout le monde ne fait pas le même calcul. A commencer par les « Indignés » et les associations laïques, préparant une marche contre la venue du pape sur le thème : tout cela est financé avec de l'argent public.

Ce qui est en bonne partie vrai, car le transport public, des pôles de restauration sont fortement subventionnés par la municipalité. C'est aussi le cas du logement : 693 espaces publics sont entièrement gratuits, au grand dam des hôteliers qui loin du 100% d'occupation pendant l'Orgueil gay de fin juin, se contentent d'un modeste 70%. Les JMJ seront peut-être rentables, mais pas autant que prévu.
 

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