Allemagne

Le pape Benoît XVI devant les députés du Bundestag

Berlin, Allemagne: le pape Benoît XVI devant les députés allemands (Bundestag), le 22 Septembre 2011 au début de sa première visite officielle dans son Allemagne natale.
Berlin, Allemagne: le pape Benoît XVI devant les députés allemands (Bundestag), le 22 Septembre 2011 au début de sa première visite officielle dans son Allemagne natale. AFP PHOTO / WOLFGANG KUMM

Le pape Benoit XVI a entamé jeudi 22 septembre sa visite en Allemagne, sa terre natale. Très attendu, et très controversé, son discours devant, le Bundestag, le Parlement allemand à Berlin a été boycotté par plusieurs dizaines de député. Finalement, c'était un pape très « philosophe » qui s'est adressé aux parlementaires, les mettant en garde contre les lois contraires à la liberté et à la dignité humaines, en demandant aux Européens de revenir aux sources de leur culture que sont « Jérusalem, Athènes et Rome ».

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Avec notre envoyé spécial, Antoine-Marie Izoard

A son arrivée devant l’assemblée du Bundestag, Benoît XVI a été applaudi par les députés allemands, à l’exception de ceux de la gauche, restés les bras croisés. Puis le pape a lu un très long discours sur les fondements de l’état de droits libéral.

Devant 500 députés, la centaine restante ayant boycotté la rencontre, Benoît XVI a mis en garde l’ensemble de la classe politique allemande contre des lois qui seraient contraire à la liberté et à la dignité de l’homme.

Les politiciens, a encore martelé le pape debout sous la célèbre coupole du palais du Reichstag, doivent se garder de céder à la séduction du succès, ou encore s’appliquer à servir le droit et combattre la domination de l’injustice.

De façon plus inattendue alors qu’il insistait sur le rapport entre l’homme et la nature, Benoît XVI a salué l’émergence dans les années 70 du mouvement écologique. Le pape, qui a invité les hommes a écouté le langage de la nature, a ainsi estimé que les Verts avaient apporté de l’air frais en politique. Au terme de son très long discours, c’est cette fois-ci l’ensemble de l’assemblée qui a applaudi le pape, y compris les députés de gauche.

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