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Espagne / Election

L’Espagne en pleine campagne électorale

Mariano Rajoy, candidat du Parti populaire, est donné favori pour le poste de Premier ministre.
Mariano Rajoy, candidat du Parti populaire, est donné favori pour le poste de Premier ministre.
Texte par : Béatrice Leveillé
4 mn

La campagne électorale est lancée en Espagne pour les élections législatives qui doivent se tenir le 20 novembre 2011. Une campagne marquée par la crise économique qui touche le pays de plein fouet. Le Parti socialiste espagnol, actuellement au pouvoir, ne devrait pas conserver sa place. Selon les sondages, il faut s’attendre à une victoire de la droite populaire.

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Les derniers sondages donnent au Parti populaire 17 points d’avance sur le Parti socialiste. La droite a remporté les dernières élections locales. Elle est à la tête des grandes municipalités et de la plupart des régions, elle part donc favorite dans cette campagne.

Une campagne qui devrait se limiter à des débats sur les questions économiques qui préoccupent les Espagnols et principalement sur l’emploi comme l’explique Barbara Loyer professeur à l’Institut français de géopolitique et membre du comité de rédaction de la revue Hérodote : « On a le taux de chômage le plus élevé d’Europe loin devant les Grecs et qui frappe particulièrement les jeunes. On l’a vu, un quart des jeunes espagnols sont au chômage la situation est extrêmement grave ».

Un seul débat télévisé

Ce lundi soir à 20h 45 les deux principaux candidats Alfredo Perez Rubalcaba pour le Parti socialiste espagnol, le parti actuellement au pouvoir et Mariano Rajoy pour le Parti populaire doivent s’affronter au cours de l’unique débat télévisé de la campagne.

L’un était le vice-président de José Luis Zapatero, qui a décidé de ne pas se représenter et d’organiser ces élections anticipées, l’autre le bras droit de José Maria Aznar battu par les socialistes, il y a sept ans. Deux personnalités très différentes pour Bernard Bessieres, professeur des universités à Aix-en-Provence et spécialiste de l’Espagne contemporaine :

« Alfredo Perez Rubalcaba n’est pas un séducteur mais il a une grande expérience et c’est certainement le meilleur candidat que la gauche pouvait trouver pour cette élection. Mariano Rajoy est prudent et équilibré. Il ne veut pas effrayer les classes populaires par l’annonce de mesures très dures ».

Lui non plus n’a pas une personnalité très attachante : « On lui reproche un certain manque de charisme et un certain manque d’autorité. Il y a eu des scandales de corruption dans son parti dans la région de Valence et il n’a rien dit, il a laissé faire, il a même reconduit comme candidats des gens qui ont été mis en examen ».

Un combat perdu d’avance

L’avance de la droite dans les sondages est telle que le combat semble perdu d’avance pour Alfredo Perez Rubalcaba mais pour José Rojas, porte-parole du Parti socialiste espagnol à Paris, ce n’est pas une mission suicide : « Je crois au contraire que cette confrontation directe, qui sera la dernière de la campagne, sera décisive et que ce débat électoral sera l’occasion pour les Espagnols de comparer la cohérence et le comportement de chacun des deux candidats ».

La droite, jusqu’à présent, a avancé plutôt masquée mais Jorge Moragas, chef du cabinet et conseiller diplomatique de Mariano Rajoy, reste confiant et serein sur l’issue de la campagne : « Ce débat est facile pour Mariano Rajoy, je suis convaincu que le message de renouveau de la politique et de l’économie espagnole va très bien passer. Le candidat socialiste, lui, n’a rien d’autre à offrir que la continuité ».

La situation économique en Espagne est si difficile que la marge de manœuvre des partis politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite, est très étroite. Le débat ne devrait pas donner lieu à une surenchère de promesses électorales mais plutôt à la forme que devrait prendre le prochain plan de rigueur.

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