UE / Grèce

Le Premier ministre Lucas Papademos a plaidé la cause de la Grèce à Bruxelles

Le Premier ministre grec, Lucas Papademos aux côtés du président de la Commission, Jose Manuel Barroso.
Le Premier ministre grec, Lucas Papademos aux côtés du président de la Commission, Jose Manuel Barroso. Reuters/François Lenoir
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Premier ministre grec, Lucas Papademos a été reçu à Bruxelles par le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, et par le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, ce lundi 21 novembre 2011. Il a tenté de rassurer ses interlocuteurs sur la volonté d'Athènes de restaurer les finances publiques de son pays mais les représentants de l'Union européenne exigent des engagements écrits et fermes. Ce mardi, ce sera au tour du nouveau Premier ministre italien, Mario Monti, de plaider la cause de son pays.

Publicité

Avec notre bureau de Bruxelles,

La visite à Bruxelles ce lundi, du Premier ministre grec, Lucas Papademos, ne va pas contribuer à rassurer les Européens quand à l’avenir de la gestion politique de la crise grecque.

Le nouveau chef du gouvernement grec était venu pour donner aux dirigeants des institutions européennes des garanties et des assurances que son gouvernement technique mènerait à bien les réformes nécessaires. Il s’est cependant vu rappeler que le 7 novembre dernier les ministres des Finances de la zone euro avaient exigé du gouvernement et des parties grecques une lettre dans laquelle la Grèce promettait de tenir les engagements pris en échange de l’aide européenne.

S'engager en faveur des réformes

Lucas Papademos a été contraint d’appeler les partis grecs à s’engager formellement en faveur des réformes. Pour les Européens, cette lettre d'engagement est la condition sine qua non au versement des fonds et en particulier de la prochaine tranche d’aide de 8 milliards dont la Grèce a un besoin pressant.

Le problème est que les conservateurs du parti Nouvelle Démocratie refusent de signer la lettre, pour des raisons qualifiées à Bruxelles d’électoralistes. Voilà qui ne devrait pas renforcer la confiance des dirigeants européens dans la classe politique grecque.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail