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ESPAGNE

Espagne: le Premier ministre Mariano Rajoy débute son mandat par une cure d'austérité

Le Premier ministre Mariano Rajoy lors de son investiture au Parlement espagnol, le 19 décembre 2011.
Le Premier ministre Mariano Rajoy lors de son investiture au Parlement espagnol, le 19 décembre 2011. REUTERS/Andrea Comas
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le futur chef du gouvernement espagnol de droite, Mariano Rajoy, a tenté, lundi 19 décembre, de rassurer les marchés en dévoilant les grandes lignes de son plan d'austérité et de réformes. Son pays est frappé par un chômage record. Il n'y a eu qu'une seule annonce : une coupe budgétaire de 16,5 milliards d'euros en 2012 pour l'ensemble des administrations publiques.

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Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard

Face aux parlementaires, Mariano Rajoy s’est surtout appliqué à donner l’image d’un futur Premier ministre qui ne s’affole pas face à la charge qui l’attend. Premier objectif atteint : envoyer un signal fort aux alliés européens, et à l’Allemagne en priorité. Un message de confiance, et la promesse de réformes, mais surtout, pour ne pas répéter les erreurs antérieures, dire la vérité même si elle est difficile à digérer.

Mariano Rajoy

La droite qui prend le pouvoir veut se convaincre que les Espagnols comprendront : l’objectif est de réduire le déficit en 2012, soit économiser 16,5 milliards d’euros l’an prochain. Autrement dit, le mot d’ordre est lancé de se serrer la ceinture et, pour se faire, comme l’a dit le Premier ministre, il faudra profiter du moindre euro dépensé. Seule concession, on ne touchera pas aux retraites mais les préretraites seront supprimées.

« Vendre » l’Espagne, la défendre auprès des instances internationales et européennes, récupérer les emplois perdus : Mariano Rajoy annoncera, dès le semestre prochain, un certain nombre de réformes. Il promet du travail pour les jeunes les plus touchés par la précarité, avec des mesures de relance et des aides pour les petites et moyennes entreprises.

En priorité, le nouveau gouvernement lance une réforme de l’administration publique nationale mais aussi régionale. « Nous allons relever la tête, a conclu Mariano Rajoy, nous en sortir par nous-mêmes grâce à l’effort, la ténacité et la confiance ».

Déception socialiste

Pour l’opposition et notamment pour le secrétaire général du Parti socialiste espagnol à Paris, Jose Rojas, cette annonce d’une coupe sévère dans le budget de l’Etat est une déception.

C'est toujours le même genre de discours, assez vide, où il n'y a toujours pas de mesures concrètes annoncées au pays. [...] Il n'y a que de vagues annonces de choses très très générales...

José Rojas

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