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Cuba

Le président cubain Raul Castro annonce la libération de plusieurs milliers de prisonniers

Graffiti de soutien à Fidel Castro à Calimete, à 180 km de La Havane.
Graffiti de soutien à Fidel Castro à Calimete, à 180 km de La Havane. REUTERS/Enrique de la Osa
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est un geste rare qu'a fait Raul Castro, le président cubain, ce vendredi 23 décembre. Près de 3000 prisonniers, dont certains sont détenus pour «crimes contre la sécurité d'Etat» seront prochainement libérés et amnistiés. Une mesure qui intervient quelques mois avant la visite prévue du pape Benoît XVI, qui doit se rendre au printemps 2012 à Cuba.

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Ne seront pas inclus dans cette mesure, les prisonniers pour cause d'espionnage, de terrorisme, de meurtre...

Raul Castro

Le président cubain Raul Castro vient d'annoncer, ce vendredi 23 décembre, une vaste amnistie qui touche près de 3000 prisonniers, dont 86 étrangers. Libérés dans les prochains jours, ces prisonniers -certains sont détenus pour « crimes contre la sécurité d'Etat »- ne sont pas les premiers libérés: en 2010, le régime cubain avait déjà laissé sortir de prison plus d'une centaine de détenus à la suite de tractations entre Cuba et l'Eglise catholique.

Une première visite en 1998 à La Havane d'un souverain pontife -c'était alors Jean-Paul II- avait également abouti à la libération de 300 prisonniers, dont une centaine incarcérés pour des raisons politiques. Les dernières annonces de libération interviennent d'ailleurs quelques mois avant une visite du pape Benoît XVI, qui doit se rendre en visite officielle à Cuba au printemps 2012, avant la fête de Pâques. Le régime cubain utilise largement ces libérations pour montrer sa bonne volonté à la suite de rencontres avec des personnalités étrangères.

Bientôt l'allègement des restrictions de voyage?

Par ailleurs, Raul Castro entend promouvoir «lentement» une réforme de la loi migratoire. Celle-ci allégerait les restrictions de voyage imposées aux Cubains depuis une cinquantaine d'années. Pour le dissident Elizardo Sanchez, président de la commission cubaine des droits de l'homme et de la réconciliation nationale, le régime castriste ne va pas assez loin : « Il s'agit de petits changements qui arrivent tard. Je n'attends pas la moindre réforme de la part du gouvernement des frères Castro parce qu'ils ont peur que les réformes mènent à la fin du régime totalitaire

« Une réforme crédible de la politique migratoire, continue Elizardo Sanchez, ce serait que des personnes comme la blogueuse et journaliste Joani Sanchez, le journaliste Guillermo Farinas et d'autres qui ont recu des prix internationaux en Europe, puissent aller recevoir ces prix. Mais le gouvernement s'y oppose, et il refuse aussi de donner des permis à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le régime et qui simplement désirent voyager pour aller voir leur famille

Il y a un événement important, c’est la visite du pape Benoît XVI qui va arriver au printemps 2012 à La Havane. C’est cet événement qui explique ces mesures prises par le gouvernement.

Janette Habel

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