Hongrie

Grande manifestation en Hongrie contre la nouvelle Constitution aux accents nationalistes

«Hé l’Europe, désolé d'avoir un tel Premier ministre» peut-on lire dans la manifestation à Budapest, ce lundi 2 janvier 2012.
«Hé l’Europe, désolé d'avoir un tel Premier ministre» peut-on lire dans la manifestation à Budapest, ce lundi 2 janvier 2012. Reuters/Laszlo Balogh

Les Hongrois manifestent ce lundi soir 2 janvier 2012, à Budapest, contre la nouvelle Constitution du pays, entrée en vigueur hier. L'opposition de gauche et écologique, ainsi que des mouvements représentatifs de la société civile, reprochent au Premier ministre Viktor Orban et à son parti conservateur Fidesz, une véritable mainmise sur les institutions du pays.

Publicité

Fort de sa majorité de deux tiers au Parlement de Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a considérablement renforcé les pouvoirs de l'exécutif. Pour ce faire il a diminué les pouvoirs de la Cour constitutionnelle. On lui reproche aussi d'y avoir nommé certains de ses proches.

A travers la nouvelle Constitution le gouvernement hongrois accroit également son influence sur la Banque centrale.

La nouvelle Constitution diminue de 300 à seulement 14 le nombre de communautés religieuses qui peuvent bénéficier de subventions publiques, ce qui renforce les Eglises chrétiennes au détriment des minorités religieuses.

Le parti socialiste, qui est défini comme héritier de l'ancien parti communiste, est considéré désormais responsable des crimes de l'ancien régime et risque, potentiellement, d'être démantelé.

L'opposition de gauche et les écologistes, les mouvements de la société civile qui soutiennent la manifestation, affirment que les libertés individuelles sont menacées aujourd'hui en hongrie. Ils rappellent aussi la loi sur les médias, restrictive et répressive, une loi adoptée l'année dernière puis amendée sous la pression de l'Union européenne.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail