Royaume-Uni

Royaume-Uni : Cameron engage une partie de poker-menteur sur l’indépendance de l’Ecosse

Le Premier ministre britannique David Cameron est farouchement hostile à l'éclatement du Royaume-Uni.
Le Premier ministre britannique David Cameron est farouchement hostile à l'éclatement du Royaume-Uni. REUTERS/Toby Melville

David Cameron a engagé une partie de poker-menteur en pressant lundi 9 janvier les nationalistes écossais d'avancer leur référendum d'indépendance et d'en rendre le résultat contraignant plutôt que consultatif, dans l'espoir que cette surenchère politique favorise le « non ». Mais les Ecossais n'ont pas l'air d'avoir envie de jouer avec les conservateurs.

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Le quitte ou double de David Cameron n'a pas été bien accueilli à Edimbourg. Les Ecossais accusent Londres d'ingérence et ils ne sont pas dupes.

Le Premier ministre britannique est farouchement hostile à l'éclatement du Royaume-Uni et, s'il affirme vouloir clarifier la situation, son véritable objectif est de tuer dans l'œuf les velléités indépendantistes du parti majoritaire en Ecosse, le Parti national écossais (SNP).

L'Ecosse est rattachée depuis trois siècles au Royaume-Uni mais elle bénéficie d'une semi autonomie depuis 1999. Les 5 millions d'Ecossais ont leur propre gouvernement, un gouvernement indépendantiste mais ils ne sont, selon les instituts de sondage, que 38% à vouloir se séparer de l'Angleterre, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord.

Les indépendantistes veulent attendre le 700e anniversaire d'une victoire historique des Ecossais sur les Anglais, en 2014, pour poser la question de l'indépendance.

En leur proposant d'organiser un référendum dans les 18 mois, le gouvernement britannique les pousse à l'échec d'autant que le moment n'est pas propice. Les Ecossais ont d'autres préoccupations car l'Ecosse, malgré ses ressources naturelles, n'échappe pas à la crise.

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