Grande-Bretagne/Transport

Un train à grande vitesse entre Londres et le nord de l’Angleterre

© RFI

Le gouvernement britannique vient de donner son feu vert à la construction d'une ligne de train à grande vitesse entre Londres et le nord du pays. Mais ce projet pharaonique, le seul programme majeur d'infrastructures sauvé des coupes budgétaires du gouvernement Cameron, provoque la controverse. Il se heurte notamment à l'opposition de défenseurs de l'environnement et de certains élus conservateurs de la région concernée.

Publicité

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Sur le papier, le projet est pourtant prometteur : une ligne de train à grande vitesse high tech dont le premier tronçon permettrait, à partir de 2026, de relier Londres à Birmingham en 49 minutes au lieu de 1 heure 24. Ce tronçon serait ensuite prolongé encore plus au nord via deux branches, l’une vers Manchester, l’autre vers Leeds.

Pour une fois, syndicats et patrons d’entreprises soutiennent de concert un projet susceptible de stimuler l’économie et de sortir, enfin, les chemins de fer britanniques de l’ère victorienne ; le pays est en effet très en retard sur ses voisins notamment français et allemand en matière de train à grande vitesse, puisque la seule ligne de ce type est celle qui relie Londres au tunnel sous la Manche.

Mais les opposants à cette ligne à grande vitesse restent très nombreux ; parmi eux, des défenseurs de l’environnement et certains élus conservateurs dont les régions sont affectées par le tracé : ces opposants critiquent le coût faramineux du chantier –près de 40 milliards d’euros- au moment où le pays subit de violentes coupes budgétaire. Ils craignent également que cette gigantesque tranchée ne vienne défigurer l’une des régions les plus bucoliques du pays.

Pour tenter d’apaiser leur colère, le gouvernement a promis d’ajouter au projet des tunnels sur plusieurs kilomètres. Mais pour le reste, rien ne semble désormais pouvoir dévier le gouvernement Cameron de sa trajectoire pas même ceux qui l’accusent de poursuivre coûte que coûte un projet avant tout orgueilleux.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail