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ECONOMIE/ UE

Accord partiel au sommet européen sur le nouveau pacte budgétaire

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Mario Monti à Bruxelles le 30 janvier 2012.
Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Mario Monti à Bruxelles le 30 janvier 2012. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Le sommet européen de Bruxelles s'est achevé, lundi 30 janvier 2012, par l'annonce d'un accord réunissant 25 Etats membres sur 27 autour d’un nouveau pacte budgétaire finalisé. Le Royaume-Uni et la République tchèque se sont abstenus, le second pays évoquant des raisons constitutionnelles. Ce sommet a par ailleurs été l'occasion d'évoquer la situation de la Grèce.

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Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l’UE se sont retrouvés ce lundi à Bruxelles pour apporter la touche finale au pacte budgétaire échafaudé lors de leur précédente rencontre en décembre dernier.

L’accord trouvé, présenté comme un pas décisif pour sortir la zone euro de la crise de la dette, introduit l'idée d'une plus grande rigueur budgétaire commune. Il repose sur l’adotpion de règles d’or dans les pays concernés : limitation à 0,5% des déficits primaires annuels sur l'ensemble du cycle économique, et sanctions automatiques pour les pays dont le déficit passerait la barre des 3% de Produit intérieur brut (PIB).

Présent à Bruxelles, le Premier ministre britannique David Cameron a confirmé ce qu'il avait déjà annoncé en décembre, à savoir qu’il n’associera pas son pays au nouveau traité. Ce lundi, la République tchèque s’est à son tour mise en retrait, pour des raisons constitutionnelles, selon le président français, qui s'est exprimé devant la presse à l'issue du sommet.

Ceux qui sont d'accord avec ce nouveau traité doivent le dire avec toute la force nécessaire.

Nicolas Sarkozy, évoquant le Pacte fiscal à 25

Nicolas Sarkozy a par ailleurs indiqué que le nouveau traité devrait être formellement adopté lors d’un prochain sommet européen prévu début mars. Mais selon lui, le Parlement français « ne sera pas en mesure de se réunir durant la campagne électorale », repoussant ainsi l'échéance de la ratification française à la prochaine législature.

Le sommet a enfin été l'occasion d'évoquer la situation en Grèce. Les dirigeants européens pourraient sceller un accord définitif sur le deuxième plan d'aide à Athènes dans les prochains jours.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est déclaré confiant dans la possibilité de voir un accord se conclure dans les prochains jours, afin de réduire la dette grecque à environ 120% du PIB d'ici 2020.

Les principaux dirigeants de l’Union ont en revanche tenu à rejeter l’idée d’une mise sous tutelle de la Grèce, idée prêtée à Berlin ces derniers jours et qui a suscité un début de polémique. Pour Nicolas Sarkozy, « il ne peut pas être question de mettre quel que pays que ce soit sous tutelle ».

Le redressement de la Grèce ne peut être mis en oeuvre que par les Grecs

Nicolas Sarkozy sur la Grèce

Le traité doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013, à la condition que 12 pays l'aient ratifié d'ici là.

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