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Espagne

Manifestation de colère contre la réforme du marché de l'emploi en Espagne

57 cidades espanholas criaram uma verdadeira maré vermelha de protestos pelo país contra as medidas de austeridade, no dia 19 de fevereiro de 2012.
57 cidades espanholas criaram uma verdadeira maré vermelha de protestos pelo país contra as medidas de austeridade, no dia 19 de fevereiro de 2012. REUTERS/Andrea Comas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des dizaines de milliers de manifestants sont dans les rues d'Espagne ce dimanche 19 février pour protester contre la réforme du marché du travail. C’est une marée humaine qui envahit 57 villes dont Madrid et Barcelone. Le gouvernement conservateur espère avec cette réforme réduire le taux de chômage qui atteint 23%.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

« Non à la réforme du marché du travail, inefficace pour l’économie et inutile pour l’emploi ». Le slogan est un peu long mais les deux grands syndicats voulaient insister, marteler leur message pour dire que le récent décret-loi du gouvernement conservateur va conduire l’Espagne « vers le pire, à tous les points de vue ».

Cette réforme prétend faciliter l’embauche. C’est l’opinion du gouvernement et du patronat, mais dans la pratique elle va donner aux entrepreneurs les coudées plus franches pour licencier à tour de bras de manière moins coûteuse.

Si une entreprise a des prévisions négatives, c’est-à-dire la majorité, elle n’aura qu’à payer vingt jours par année travaillée avec un maximum de douze mensualités. C’est bien moins que la réglementation en vigueur jusque-là. Pour les deux grands syndicats, Union générale des travailleurs et Commission ouvrière, cela va signifier « une destruction massive de l’emploi » alors que même que le taux de chômage frôle déjà les 23%.

Ces mêmes syndicats ont parlé d’une période de protestation qui s’ouvre, de réflexion et de prise de conscience. En clair, le bras de fer a commencé avec un gouvernement qui ne compte pas, lui, modifier d’un iota son projet. « Ces réformes sont nécessaires pour l’Espagne, a dit la vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria, nécessaires entre autres pour rassurer Bruxelles et les marchés financiers ».

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