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Pays-Bas

Pays-Bas : Rutte appelle le Parlement à soutenir ses mesures de rigueur budgétaire

Le Premier ministre démissionnaire Mark Rutte lors d'une allocution devant le Parlement à La Haye, le 24 avril 2012.
Le Premier ministre démissionnaire Mark Rutte lors d'une allocution devant le Parlement à La Haye, le 24 avril 2012. Reuters/Robin van Lonkhuijsen/United Photos
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le gouvernement néerlandais, qui a démissionné lundi, doit trouver un terrain d'entente avec le Parlement sur un budget de rigueur. Mark Rutte, le Premier ministre démissionnaire a tenté mardi de convaincre les parlementaires d'adopter une série de mesures.

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A la crise économique s’ajoute une crise politique mais la reine Beatrix à qui Mark Rutte a remis sa démission l'a chargé avec son gouvernement de gérer les affaires courantes jusqu’aux prochaines élections. L’adoption d’un plan de rigueur reste la priorité du Premier ministre néerlandais. Mark Rutte est un libéral grand défenseur de l'orthodoxie budgétaire aux côtés de l'Allemagne mais les Pays-Bas comme d'autres pays européens ont été rattrapés par la crise. Le déficit public s’élève en 2011 à 4,7% du PIB bien au-delà des 3% autorisés dans la zone euro. Pour redresser la barre, il faut faire 16 milliards d’euros d’économie dans le prochain budget . Mark Rutte a donc appelé les parlementaires à soutenir les mesures de réduction du déficit public. « L'immobilisme n'est pas bon pour les Pays-Bas, a-t-il martelé pour les convaincre, les problèmes sont trop graves, la dette publique augmente plus vite que nous ne pouvons nous le permettre, c'est une réalité à laquelle nul ne peut échapper. »

Les agences de notation sont à l’affût

Le risque pour les Pays-Bas, c’est de perdre le fameux triple A qui dénote la confiance des agences de notation. La perte du triple A fragilise l’économie et complique l’accès au crédit, quand il y a moins d’huile dans les rouages, la machine tourne au ralenti. Lâché par Geert Wilders, le sulfureux chef de l’extrême droite au Pays-Bas qui refuse de se laisser dicter sa conduite par Bruxelles, le Premier ministre démissionnaire a désormais besoin du soutien des partis d'opposition essentiellement des petits partis pro-européens comme les Verts pour voter son programme budgétaire. Il s’agit d’une hausse de la TVA, d’un gel du salaire des fonctionnaires et d’une réduction du budget alloué à la santé et à l'aide aux pays en développement. Les grandes lignes de ce budget de rigueur doivent être présentées, comme celles des autres pays européens, d'ici lundi à la Commission européenne à Bruxelles.

Législatives attendues le 12 septembre

Les intérêts et la stratégie des différents partis divergent. L'opposition souhaite des élections le plus rapidement possible, le 27 juin, mais les sondages montrent déjà que le nombre de sièges perdus sera important pour la droite. Geert Wilders, qui a provoqué la crise politique en claquant la porte des négociations avec les partis et la coalition de centre-droit, perdrait au moins 5 sièges, on comprend son peu d'enthousiasme pour des élections avant l'été. Son parti compte aujourd'hui 19 sièges et ce sont ses 19 députés qui permettaient à la coalition au pouvoir d'avoir la majorité à la chambre.

La commission électorale de son côté averti que l'organisation des élections avec les délais d'inscription sur les listes électorales et éventuellement de nouveaux partis politiques en lice est inenvisageable avant la rentrée. Le Premier ministre néerlandais démissionnaire Mark Rutte s'attend plutôt à des élections législatives anticipées le 12 septembre. La décision sera prise vendredi lors du Conseil des ministres. « Je ne pense pas qu'il y aura des élections avant l'été comme le souhaitait notamment le principal parti d'opposition, le parti travailliste », a déclaré Mark Rutte, expliquant « avoir compris » qu'une majorité des députés étaient favorables à des élections après l'été.

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