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ROYAUME-Uni / Finances

Au Royaume-Uni, les actionnaires de Barclays se rebiffent contre les rémunérations des dirigeants

Des manifestants moquent les dirigeants de Barclays pendant que les actionnaires font la queue pour se rendre à l'Assemblée générale de la banque à Londres, le 27 avril 2012.
Des manifestants moquent les dirigeants de Barclays pendant que les actionnaires font la queue pour se rendre à l'Assemblée générale de la banque à Londres, le 27 avril 2012. REUTERS/Luke MacGregor
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au Royaume-Uni, la direction de Barclays a subi un désavoeu sans précédent lors de son assemblée générale annuelle vendredi 27 avril 2012. Au total 32% des actionnaires ont voté contre le système de rémunération des dirigeants de la banque. En ligne de mire les gratifications de son directeur général, Bob Diamond, devenu un symbole dans l’opinion publique britannique des dérives de la finance.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Cette fois la direction de Barclays n’a pas pu ignorer un mouvement de révolte qui vient non plus seulement de la rue mais de ses propres actionnaires. C’est sous les huées que le président de la banque, Marcus Agius, a présenté des «excuses» et promis d’«ajuster à l’avenir le niveau de rémunération à la nouvelle réalité du secteur». 

Le directeur général Bob Diamond a d’ailleurs dû accepter de renoncer pour l'instant à la moitié de son bonus annuel qu'il ne recevra que si l'entreprise atteint certains objectifs financiers. A l’origine, le dirigeant de nationalité américaine devait recevoir près de 22 millions d'euros au titre de l'année 2011, malgré les performances en baisse de la banque, la dégringolade du titre en bourse et la stagnation des dividendes.

Même si le vote de protestation est resté minoritaire, c’est l’une des plus importantes rébellions d’actionnaires de ces dernières années qui a vu près d’un tiers d’entre eux rejeter le traitement des fat cats de la banque, autrement dit de ses gros bonnets qu’ils jugent indécent.

L’embarras pour Barclays ne s’arrête pas là : la banque est accusée d’avoir évité de payer des impôts en profitant de manière abusive de certaines facilités légales. Elle devrait quelque 590 millions d’euros au fisc britannique...

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