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UNION EUROPEENNE

UE: la Roumanie et la Bulgarie critiquées par Bruxelles

Le président de la Comission européenne, José Manuel Barroso.
Le président de la Comission européenne, José Manuel Barroso. REUTERS/Vincent Kessler
Texte par : Tudor Tepeneag
3 mn

La Commission européenne a sévèrement épinglé, ce mercredi 18 juillet, la Roumanie et la Bulgarie. Les progrès des deux pays sont évalués tous les six mois depuis leur entrée dans l’Union en 2007. La Bulgarie doit mieux respecter l’indépendance des juges et combattre davantage la corruption de haut niveau. En Roumanie, ce sont les atteintes à l’Etat de droit qui inquiètent, notamment les récentes décisions du gouvernement de centre-gauche de Victor Ponta, engagé dans une lutte politique impitoyable contre le président Traian Basescu.

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Les autorités bulgares de Sofia ont réalisé depuis 2007 « une importante série de réformes constitutionnelles et législatives », reconnaît la Commission, même si elles sont « incomplètes ». Les critiques politiques à l’adresse des juges et le récent limogeage de la présidente de l’Union des juges mettent en doute « l’indépendance » des magistrats.

Le rapport pointe le fait que « les résultats ont été limités » dans la lutte contre la corruption de haut niveau et le crime organisé. Les enquêtes sur les assassinats ciblés, notamment, ont donné « peu de résultats ». Néanmoins le cadre législatif est désormais « en place » et, par conséquent, le prochain rapport sur la Bulgarie est prévu seulement vers la fin 2013, pour laisser le temps au pays « d’établir un bilan solide et des résultats convaincants ».

Pressions à l’encontre d’institutions

La Roumanie est par contre soumise à une pression accrue. La Commission a l’intention de publier un nouveau rapport avant la fin 2012. Dans celui rendu public ce 18 juillet, Bruxelles s’inquiète des « manipulations et pressions » à l’encontre d’institutions ou de juges, des atteintes à la Cour constitutionnelle, du contournement des procédures établies et de la suppression de contrôles démocratiques clés.

Le rapport souligne également que « le contexte politique ne peut pas expliquer la nature systématique de plusieurs actions qui suscitent de sérieux doutes quant à l’engagement au respect de l’Etat de droit dans un système démocratique pluraliste ». Les manœuvres du gouvernement roumain de centre-gauche pour destituer le président de centre-droit Traian Basescu ont « ébranlé notre confiance », a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso.

Le président intérimaire roumain riposte

A Bucarest, le Premier ministre Victor Ponta a estimé que le rapport de Bruxelles était « équilibré ». Il a promis d’en tirer les conclusions, tout en dénonçant une « guerre mensongère » lancée par les partisans du président Traian Basescu. Le chef du gouvernement roumain s’est engagé à respecter les décisions de la Cour constitutionnelle, y compris en faisant valider le seuil de participation minimum de 50% au référendum du 29 juillet pour la destitution du président Traian Basescu.

Le président intérimaire de la Roumanie, le chef de file des libéraux Crin Antonescu, avait accusé hier mardi la Commission européenne d’outrepasser son mandat. « Dès lors qu’on indique un parcours législatif, quelles ordonnances un gouvernement peut ou ne peut pas donner, ce qu’un président intérimaire peut faire, il est évident qu’on dépasse le rayon d’action de la Commission européenne », a dit Crin Antonescu.

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