Espagne/ ETA

ETA : une trentaine de prisonniers en grève de la faim

Un drapeau de l'ETA, en pays basque espagnol.
Un drapeau de l'ETA, en pays basque espagnol. ( Photo : Wikimedia )

Ils et elles sont 28, en grève de la faim depuis ce vendredi 10 août, dans une prison française et deux centres de détention espagnols : 28 militantes et militants de l'ETA, qui réclament la libération, pour raison de santé, d'un autre prisonnier de l'organisation séparatiste basque. Ce sont les familles des détenus qui donnent l'information. 

Publicité

Le mouvement a commencé simultanément à Villefranche-sur-Saône, dans le sud-est de la France, Séville et Castellone, dans le sud et le centre-est de l'Espagne, où 28 prisonniers de l'ETA affichent donc ainsi leur soutien à l'un de leurs camarades, hospitalisé à San Sebastian, au Pays basque espagnol.

Iosu Uribetxebarria, 57 ans, lui-même en grève de la faim depuis ce mercredi 8 août, et en danger de mort, atteint d'un cancer du rein, en phase finale. Victime de vexations policières depuis quelques jours, arbitrairement privé de la visite de certains proches, alors qu'il lui reste peu de temps à vivre, Uribetxébaria a annoncé, avant-hier, dans une lettre, sa décision de ne plus accepter ni soins ni nourriture,pour protester contre sa situation personnelle mais aussi pour la libération de tous les prisonniers de l'ETA, gravement malades. Ils sont une quinzaine au moins, auxquels le gouvernement espagnol refuse cette mesure d'humanité, pourtant inscrite dans la la loi.

L'ETA, qui malgré son considérable affaiblissement et l'annonce en octobre dernier de son renoncement définitif à l'action violente, inspire toujours la méfiance à Madrid, où les crispations sur le sort des prisonniers bloquent le désarmement de l'organisation

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail