UE / Economie

L'OIT défavorable aux réductions de salaires pour combattre le chômage

Aujourd’hui, un jeune européen a trois fois plus de chance de connaître le chômage qu’un adulte.
Aujourd’hui, un jeune européen a trois fois plus de chance de connaître le chômage qu’un adulte. LatinContent/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'Organisation internationale du travail met en garde contre des réductions de salaires censées améliorer la compétitivité et réduire le chômage. Son avis s'oppose à celui apporté par la Banque centrale européenne. Dans son rapport du mois d'août 2012, cette dernière préconisait une plus grande souplesse dans le domaine. Mais, pour l'OIT, ces mesures peuvent entraîner des effets inverses et dégrader encore davantage la croissance.

Publicité

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

Réduire les salaires pour améliorer la compétitivité et faire baisser le chômage est une pratique à double tranchant pouvant fort bien avoir un effet inverse.

L’Organisation Internationale du travail (OIT) met en garde contre des mesures entraînant une baisse de la consommation intérieure et affectant négativement la croissance. L’OIT prend, en fait, le contre-pied de la Banque centrale européenne qui, dans son rapport mensuel de ce mois d’août prône une plus grande souplesse des politiques salariales allant jusqu’à l’abaissement du salaire minimum.

Sans doute, affirme l’OIT, les exportateurs peuvent-ils en tirer profit mais rien n’assure qu’un tel mécanisme puisse avoir une quelconque influence sur les investissements. Il faut se garder en période de crise de recourir à des systèmes qui, en définitive, ont un effet négatif sur le développement global du pays.

De plus, insistent les économistes de l’OIT, si des réductions compétitives de salaires sont menés simultanément dans plusieurs pays, on ouvre alors la voix à une dépression globale de la situation de l’emploi.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail