ESPAGNE

Espagne : l’Andalousie demande un prêt d'urgence à Madrid

Plus de 300 militants de gauche ont entamé mardi 16 août, près de Cadix, une marche contre la politique de rigueur qui frappe durement l’Andalousie gangrenée par le chômage.
Plus de 300 militants de gauche ont entamé mardi 16 août, près de Cadix, une marche contre la politique de rigueur qui frappe durement l’Andalousie gangrenée par le chômage. REUTERS/Jon Nazca
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après Valence, Murcie et la Catalogne, l'Andalousie est à cours de liquidité et a demandé, ce lundi 3 septembre, à Madrid, un prêt d'urgence d'un milliard d'euros pour subvenir à ses besoins. Et ce dans un contexte très défavorable pour le pouvoir central, au bord de la faillite.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

L' Andalousie n'a plus d'argent. Or elle doit rembourser dans les semaines à venir des prêts qui arrivent à échéance ou encore des intérêts de sa dette. C'est pourquoi, la mort dans l'âme, cette région sud a demandé à Madrid, le pouvoir central, de l'argent frais. Sans quoi elle ne pourra pas payer non plus une partie de ses fonctionnaires.

L'Andalousie, c'est un bastion de gauche dans une Espagne gouvernée ultra majoritairement par la droite et elle a très peur d'être mise sous tutelle, de se voir dicter sa politique par Madrid. Ce qu'elle craint le plus, c'est de se voir obligée à rogner encore davantage dans les salaires des fonctionnaires, le nombre de professeurs, les budgets de la santé. Chose, pensent ses dirigeants, que les électeurs ne leur pardonneront pas.

C'est pourquoi la région veut un prêt d’un milliard d'euros, sans conditions. Or, il y a fort à parier que Madrid justement va se montrer implacable : pour toucher ce prêt, l'Andalousie, comme toute autre région, devra ramener son déficit à 1,5%. Ce qui, d'un point de vue social, supposera forcément plus de sang et plus de larmes.

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