Zone euro / Banques

La supervision de l'ensemble des banques de la zone euro pourrait être confiée à la BCE

Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, au Parlement européen à Strasbourg, le 12 septembre 2012.
Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, au Parlement européen à Strasbourg, le 12 septembre 2012. REUTERS/Vincent Kessler
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est la première étape vers l'union bancaire en Europe : le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, a présenté, ce mercredi 12 septembre, son projet de superviseur bancaire unique pour la zone euro. Un rôle qu'il souhaite confier à la BCE, la Banque centrale européenne.

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La BCE aura plusieurs tâches. Elle sera notamment chargée d'agréer les établissements de crédit, de faire respecter les exigences en matière de fonds propres, d'endettement et de liquidités des banques. Elle pourra aussi obliger les banques à prendre des mesures correctives en cas de besoin.

La Commission européenne souhaite que les 6 000 établissements bancaires de la zone euro soient soumis à cette supervision. Une supervision qui sera ouverte aux autres banques de l'Union qui le souhaitent.

Mais le projet se heurte aux réticences de certains pays à commencer par l'Allemagne. Elle juge, en effet, la tâche très lourde pour la BCE et ne croit pas que cette dernière sera en mesure de démarrer son activité dès le début de l'année prochaine. Berlin propose que la BCE soit en charge de la supervision des banques les plus importantes de la zone euro.

La Grande-Bretagne est également opposée au projet de la Commission. Londres craint que l'institution de Francfort ne veuille imposer sa volonté régulatrice à l'ensemble des Vingt-Sept. Cela pourrait remettre en cause l’autonomie et la puissance de la City, la plus grande place financière européenne.

Michel Barnier a tenu ce mercredi à rassurer Londres. Ce sont les Vingt-Sept, et non pas seulement les pays de la zone euro, qui vont devoir, à l'unanimité, accorder ces nouveaux pouvoirs de supervision à la BCE.

C’est précisément parce que c’est une lourde tâche que nous avons choisi, comme les chefs d’Etat et de gouvernement le souhaitaient, que cette supervision ait comme pivot la Banque centrale européenne qui a déjà beaucoup de ressources, d’expérience, d’expertise.

Michel Barnier

 

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