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France: l'enquête sur la tuerie de Chevaline se poursuit autour de trois pistes

Eric Maillaud, procureur d’Annecy, lors d'une conférence de presse mercredi 12 septembre 2012.
Eric Maillaud, procureur d’Annecy, lors d'une conférence de presse mercredi 12 septembre 2012. REUTERS/Robert Pratta
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les corps des quatre victimes de la tuerie de Chevaline, en Haute-Savoie, ont été rendus aux familles, a annoncé mercredi le parquet d'Annecy. Les enquêteurs privilégient trois pistes, celle liée aux activités professionnelles du père, la piste familiale, et celle de l'Irak, pays d'origine de la famille al-Hilli.

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Pour accélérer les investigations, le procureur d'Annecy et Michel Mollin, l'un des juges d'instruction français, vont se rendre en Grande-Bretagne ce jeudi car, reconnaît Eric Maillaud, la collaboration entre les services français et britanniques n'est pas forcément aisée.

« Ça ne veut pas dire qu’il y a des difficultés de communication, des incompréhensions entre les Britanniques et les Français. Absolument pas. Chacun fait des efforts pour se comprendre. Il n’empêche qu’il y a le barrage de la langue, d’une certaine façon, et qu’il y a des cultures juridiques différentes. Donc, il est important d’essayer d’aplanir ces difficultés et de faire en sorte que les magistrats français d’un côté et la police britannique de l’autre, puissent travailler dans les meilleures conditions d’efficacité possibles ».

Les enquêteurs attendent toujours beaucoup de l'audition de la fille aînée du couple, seule témoin à pouvoir, peut-être, décrire la scène de la tuerie. Mais gravement blessée, l'enfant, âgée de 7 ans, vient tout juste de sortir d'un coma artificiel. Il faudra du temps, beaucoup de temps, assure les médecins, avant qu'elle ne soit en mesure de répondre aux questions des policiers.

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