Biélorussie

Deux partis d'opposition biélorusses se retirent de la course aux législatives, un scrutin joué d'avance

A Minsk, le 17 septembre 2012.
A Minsk, le 17 septembre 2012. REUTERS/Vasily Fedosenko
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Biélorussie, deux des principaux partis d’opposition jettent l’éponge dans la course aux élections législatives. Après avoir mené campagne, ils annoncent, à moins d’une semaine du vote du 23 septembre 2012 qu’ils se retirent de la compétition. Un scrutin de toute manière joué d’avance.

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Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

La libération des prisonniers politiques ou la possibilité pour les membres de l’opposition de faire partie des commissions électorales, telles étaient quelques unes des requêtes du Front populaire biélorusse et du Parti citoyen uni. Aucune de ces demandes n’a été prise en considération par le pouvoir.

La campagne a par ailleurs été émaillée de pressions et de censure dans les médias. Les responsables de ces deux partis d’opposition ont donc décidé de retirer leurs candidats, une soixantaine au total.

Pour Anatoli Lebedko, chef du Parti citoyen uni, « le système Loukachenko, c'est l'impasse. Pour sortir de celle-ci, il faut des élections honnêtes et libres, et le premier pas vers des élections honnêtes c'est de renoncer à prendre part à ces élections malhonnêtes. C'est pourquoi nous appelons les électeurs à ne pas aller voter. Quand à ceux qui seront obligés à aller voter - c'est une pratique courante en Biélorussie, qu'ils viennent et votent contre tout le monde ».

Du côté de l’opposition, il ne reste plus qu’une quarantaine de candidats de petits partis de gauche. Aux précédentes législatives, il y a quatre ans, l’opposition n’avait obtenu aucun des 110 sièges à pourvoir. Le scrutin avait été qualifié de non démocratique par les observateurs de l’OSCE, tout comme la présidentielle deux ans plus tard.

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