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Italie / Etats-Unis

La Cour de cassation italienne confirme la condamnation d'agents de la CIA pour enlèvement

Oussama Hassan Moustafa Nasr, alias Abou Omar, s'adresse à la presse le 22 février 2007 à Alexandrie. Le 17 février 2003, il avait été enlevé par un commando de la CIA à Milan, et ramené en Egypte, son pays d'origine.
Oussama Hassan Moustafa Nasr, alias Abou Omar, s'adresse à la presse le 22 février 2007 à Alexandrie. Le 17 février 2003, il avait été enlevé par un commando de la CIA à Milan, et ramené en Egypte, son pays d'origine. AFP PHOTO/STR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des agents de la CIA condamnés en justice, voilà qui ne passe pas inaperçu, surtout lorsque la sentence émane d'un pays traditionnellement allié des Etats-Unis. La Cour de cassation italienne a en effet confirmé, mercredi 19 septembre, la culpabilité de 23 Américains -22 agents secrets et un pilote- tous accusés d'avoir enlevé un imam égyptien soupçonné de terrorisme. L'opération avait eu lieu en 2003 à Milan. Le groupe qui composait cette cellule de la CIA a, depuis, quitté l'Italie, mais aujourd'hui la justice italienne réclame son extradition.

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Avec notre correspondant à Rome, Eric Joseph

Aucun des 23 agents de la CIA n’était dans le box des accusés au moment du verdict. Les hommes des services secrets américains ont quitté depuis longtemps le territoire italien pour fuir les enquêtes du parquet de Milan. Malgré ces absences, la Cour de cassation italienne a confirmé, ce mercredi 20 septembre, les peines de prison prononcées en appel il y a deux ans : celles-ci vont de 7 à 9 ans.

L’ancien responsable de la CIA à Milan, Robert Seldon Lady a écopé de la peine la plus lourde et une ordonnance de saisie de sa maison en Italie a été prononcée. Les juges italiens ont ainsi confirmé le caractère illégal de l’enlèvement de l’imam égyptien Abou Omar qui bénéficiait de l’asile politique en Italie au moment des faits. La Cour de cassation a par ailleurs demandé que deux responsables des services secrets transalpins soient rejugés pour avoir fourni une assistance à l’opération.

Jusqu’à présent, ces deux hauts gradés italiens avaient été protégés par le secret d’Etat, un secret d’Etat défendu à la fois par le gouvernement de Silvio Berlusconi et par celui de Romano Prodi, qui ne voulaient pas remettre en cause leur relation avec Washington.

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