Italie

L'Italie peine à sortir de la spirale récessive

Le « professeur » Mario Monti, chef du gouvernement italien, reste combatif dans l'engrenage de la récession.
Le « professeur » Mario Monti, chef du gouvernement italien, reste combatif dans l'engrenage de la récession. REUTERS/Paolo Bona
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'Italie revoit à la hausse ses prévisions de déficit. Les mesures d'austérité engagées ces derniers mois n'ont pas permis de limiter la récession. Au contraire, celle-ci sera beaucoup plus brutale que prévu. Le gouvernement a annoncé de nouvelles perspectives plutôt sombres.

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Avec notre correspondant à Rome, Eric Joseph

A Rome, on s’attendait à une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2012, mais la récession sera vraisemblablement deux fois plus forte que celle annoncée au printemps dernier, avec un taux de croissance en recul de 2,4%.

Malgré tout, « le professeur Monti » continue d’afficher son optimisme en estimant que l’année prochaine, en 2013, la péninsule devrait sortir du tunnel avec une croissance de 0,2%. « On aperçoit la lumière de la reprise », a ainsi affirmé le président du Conseil le 20 septembre, qui espère que la cure d’austérité et les mesures adoptées comme la réforme du marché du travail vont finir par produire leurs effets.

Mais dans la classe politique, à droite comme à gauche, on commence sérieusement à en douter. « Nous sommes dans une spirale récessive, comme dans toute la zone euro », a mis en garde un dirigeant du Parti démocrate, tandis que dans l’entourage de Silvio Berlusconi, on ironisait : « C’est peut-être vrai que nous sommes sortis du tunnel, mais alors c’est avec les phares éteints. »

La presse italienne aussi s’interroge sur les moteurs d’une éventuelle croissance ? « Mario Monti voit la fin du tunnel. Si ça continue, il va finir par voir la Vierge », commentait, jeudi soir, un éditorialiste transalpin.

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